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Les inquiétudes du secteur du transport



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La hausse des accises pourrait coûter des centaines de milliers d’euros à certaines sociétés de transport. (Phot: Shutterstock)

Le monde du transport redoute plusieurs mesures décidées ou envisagées par le gouvernement. Il tire la sonnette d’alarme.

Ce n’est pas la première fois que le secteur du transport s’inquiète des mesures décidées ou bien actuellement envisagées par le gouvernement, notamment dans le domaine de la fiscalité . Dans un communiqué, le Groupement des entrepreneurs de transport de la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC) pointe à nouveau ce risque de double imposition si un chauffeur domicilié en France roule pour une société luxembourgeoise plus de 183 jours hors du Luxembourg.

La convention fiscale franco-luxembourgeoise a prévu ce cas de figure dans le cadre du transport fluvial, ferroviaire et aérien international. Mais, «de manière incompréhensible», a oublié les routiers. Certains chauffeurs français pourraient donc trouver bien moins intéressant de venir travailler au Luxembourg. «Cela met en péril la compétitivité du marché du travail luxembourgeois», dit en effet le Groupement des entrepreneurs de transport. «Le secteur ne peut se permettre une telle mesure en raison d’une pénurie de main-d’œuvre.»

Les accises de la colère

La prochaine instauration d’un jour férié légal le 9 mai suscite aussi des craintes au niveau de la gestion, notamment pour les entreprises actives au niveau international. «Comme l’ensemble de l’activité doit rester pratiquement inchangée, les frais de personnel augmenteront fortement à cette date. En outre, le 8 mai, le transit vers la France est déjà interdit, ce qui provoque des restrictions de circulation de deux jours consécutifs», souligne encore le Groupement des entrepreneurs de transport.

Enfin, l’augmentation de 2 cents des accises sur le diesel passe très mal. Notamment car des efforts sont faits, afin d’utiliser des moteurs de plus en plus propres, tandis que les premières camionnettes électriques de transport régional circulent déjà, que des entreprises se sont engagées à faire baisser leurs émissions de CO2... Mais aussi, «car il n’existe aucune alternative économique au diesel, en particulier dans le transport longue distance. Cela va coûter plusieurs centaines de milliers d’euros dans les grandes entreprises.» Le secteur souhaite des mesures compensatoires, comme c’est le cas dans d’autres pays (Belgique, Italie...) et notamment la mise en place d’un système de remboursement des droits d’accises pour les utilisateurs professionnels.