PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS
BANQUES

Plan Juncker

La Bil peut investir 80 millions dans les PME



231292.jpg

Le futur CEO de la Bil, Marcel Leyers, avait lui-même négocié le premier accord avec le FEI. (Photo: Mike Zenari/Paperjam archives)

La Bil vient de prolonger son accord avec le Fonds européen d’investissement dans le cadre du programme InnovFin. Elle dispose désormais de 80 millions d’euros pour soutenir l’innovation dans des PME.

En partenariat avec le Fonds européen d’investissement (FEI), la Banque internationale à Luxembourg (Bil) augmente sa capacité financière d’aide aux PME innovantes.

Dans le cadre du programme InnovFin, auquel elle participe depuis 2015, la banque a vu le montant de sa garantie augmenter de 10 millions d’euros. Grâce à ce nouvel accord, elle dispose désormais d’une enveloppe de 80 millions pour soutenir l’innovation.

Soutenir la prise de risque

Comptant parmi les mesures du «Plan Juncker» pour soutenir l’investissement en Europe, InnovFin, soutenu par le Fonds européen pour les investissements stratégiques, vise à garantir des prêts bancaires à hauteur de 50%. En juillet 2015,  la Bil avait signé un premier accord  pour une garantie des 30 millions d’euros, qui lui permettait donc d’en investir 60.

C’est cette enveloppe qui vient d’être augmentée de 20 millions grâce à une nouvelle garantie à hauteur de 10 millions. Le soutien de la FEI vise à inciter les banques à accorder plus facilement des prêts aux jeunes sociétés innovantes, par nature plus risqués.

La Bil mise sur l’innovation

Pour en bénéficier, elles doivent répondre à certains critères prouvant leur capacité d’innovation, sans pour autant que le prêt doive absolument servir à la recherche ou au développement d’un nouveau produit.

«Qu’il s’agisse d’aider des jeunes pousses à prendre leur envol ou de financer des projets innovants portés par des PME bien établies, la Bil s’est solidement imposée en tant qu’alliée majeure de l’écosystème de l’innovation florissant au Grand-Duché de Luxembourg», a commenté Marcel Leyers, dans un communiqué.

Celui qui deviendra le nouveau CEO de la banque, le 1er mai prochain, avait déjà signé le premier accord avec le FEI en 2015 en tant que chief of corporate and institutional banking.