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Fiabilité des tests

Jusqu’à 20% de «faux négatifs» au Covid-19



Si jusqu’à 20% des personnes testées seraient des «faux négatifs», les «faux positifs» seraient par contre très rares. (Photo: Shutterstock)

Si jusqu’à 20% des personnes testées seraient des «faux négatifs», les «faux positifs» seraient par contre très rares. (Photo: Shutterstock)

Les «faux négatifs» pourraient concerner jusqu’à 20% des personnes testées. La fiabilité des tests PCR n’est pas en cause. Mais la quantité de virus présent et la plus ou moins bonne exécution du frottis pourraient empêcher la détection d’une personne pourtant contaminée.

Si les tests PCR utilisés pour détecter la présence ou non du virus du Covid-19 ont une fiabilité allant de 99 à 100%, jusqu’à 20% des personnes testées pourraient malgré tout être des «faux négatifs», admet ce jeudi la ministre de la Santé, Paulette Lenert (LSAP), dans une réponse parlementaire.

Certains facteurs peuvent en effet atténuer la sensibilité des tests et empêcher la détection d’une personne pourtant contaminée. En cause, la bonne exécution du frottis, pas assez profond, ou la quantité de virus présent (qui varie selon le moment de l’infection), parfois trop faible.

Par contre, la méthode du «pooling», utilisée dans le cadre du «large scale testing» pour augmenter la quantité de tests traités, ne serait pas en cause, assure la ministre, avec seulement «un très petit risque» que la sensibilité soit un peu plus faible qu’avec un test standard. Le «pooling» consiste à analyser quatre échantillons provenant de quatre personnes différentes ensemble.

Pas de quarantaine abusive

Si le résultat est négatif, les quatre personnes sont immédiatement informées par SMS. Mais si l’analyse des quatre échantillons est positive, cela signifie qu’un des quatre échantillons est contaminé. Chaque échantillon est alors analysé individuellement, comme un test diagnostique standard.

La personne testée positive est ensuite contactée par l’Inspection sanitaire de la Direction de la santé et doit se mettre en quarantaine durant 14 jours. Mais toute décision de la Direction de la santé repose sur une confirmation par un test diagnostique standard, et aucune personne n’est isolée sur la base du seul résultat d’un test groupé.

Le risque d’un «faux positif» étant de son côté extrêmement faible, les risques de privation abusive de liberté sont ainsi très limités, rassure le ministère de la Santé. Cependant, si des personnes ont le sentiment d’avoir été mal traitées et d’avoir été injustement ou pendant trop longtemps en isolement, elles peuvent contacter directement le directeur de la santé ou l’Inspection sanitaire.