POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Soupçonné de fraude sociale

Jost prêt à payer 30 millions pour échapper aux poursuites



Après six ans d’enquête, l’administrateur délégué du groupe Jost aurait accepté de payer 30 millions d’euros pour mettre fin aux poursuites. (Photo: Shutterstock)

Après six ans d’enquête, l’administrateur délégué du groupe Jost aurait accepté de payer 30 millions d’euros pour mettre fin aux poursuites. (Photo: Shutterstock)

Soupçonnée depuis 2017 de traite d’humains, d’infractions au Code du travail et de lien avec une organisation criminelle, l’entreprise belge de transport Jost, basée à Weiswampach, aurait accepté une transaction avec la justice.

Après six ans d’enquête et de spectaculaires perquisitions en Belgique et à Weiswampach, l’instruction au sujet des soupçons de traite de chauffeurs, d’infractions au Code du travail et de lien avec une organisation criminelle contre le groupe de transport Jost serait proche du dénouement.

Selon nos confrères de la RTBF , Roland Jost aurait accepté une amende de 30 millions d’euros, dont 27 directement versés à la Sécurité sociale, ainsi qu’une peine de prison de six mois avec sursis pour l’entrepreneur et deux de ses collaborateurs. 

La RTBF évoque «des dizaines de millions d’euros détournés et de traitements dégradants à l’égard de nombreux camionneurs des pays de l’Est, dont environ 900 chauffeurs roumains». Le montant du préjudice est inconnu, même si Roberto Parrillo, le responsable général de la CSC Transcom, pousse le curseur jusqu’à 200 millions d’euros.

Au Luxembourg, le LCGB avait mis en cause l’ITM pour n’avoir pas décelé les pratiques de dumping social imputées au transporteur luxembourgeois.

La décision finale est suspendue à un accord de la Chambre du conseil en décembre.