LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Bien-être

salarié confiné

«Je suis plus performant mais les contacts me manquent»



Olivier Waltzing a laissé le bureau à son épouse et s’est installé dans la véranda. (Photo: O. Waltzing)

Olivier Waltzing a laissé le bureau à son épouse et s’est installé dans la véranda. (Photo: O. Waltzing)

Le Covid-19 a bousculé les habitudes de travail de bon nombre d’employés dans de nombreux secteurs d’activité. Paperjam se fait écho de leur quotidien. À Arlon, Olivier Waltzing entamera bientôt sa troisième semaine de télétravail.

«Je suis à mon bureau... à la maison toute la journée.» Olivier Waltzing donne tout de suite le ton: désormais, c’est depuis son domicile qu’il travaille. Employé dans l’outsourcing à la BIL, il entamera sa troisième semaine de travail à distance.

Dans la véranda

«Cela a un peu traîné car la banque a commandé dans l’urgence 300 laptops, puis 200 autres. Il fallait les configurer et on m’a demandé d’aider, car je m’y connais un peu. Il m’en fallait d’ailleurs un pour moi, car nous n’avions qu’un ordinateur à la maison», souligne-t-il. Son épouse, Sophie, est aussi employée à la BIL, «mais dans un secteur plus opérationnel. Une fois que la CSSF a assoupli ses règles et que tout était sécurisé au niveau du ‘core banking system’, elle a travaillé depuis la maison», poursuit-il.

Elle s’installe en général dans le bureau, Olivier occupe la véranda. «Nos deux enfants ont 21 et 18 ans, donc on ne s’occupe plus d’eux. Ils ont du travail scolaire de toute façon. C’est un avantage. Quand on a des enfants plus jeunes, je comprends que cela puisse être plus compliqué.» Les journées se passent donc dans le calme. «On se retrouve à midi pour manger sur le pouce, puis pour le repas du soir. Sinon, chacun mène sa vie de son côté...»

Ni Olivier ni Sophie n’ont eu besoin de s’imposer une discipline de fer pour désormais télétravailler. «Nous sommes cadres, donc hors convention et pouvons gérer nos heures de travail. Nous avions déjà une discipline et n’avons pas dû nous imposer de nouvelles contraintes», développe encore Olivier. Qui avoue, sourire en coin, apprécier ne plus se raser qu’une fois par semaine.

Les collègues? Les échanges se font via WebEx. Et une réunion hiérarchique a lieu chaque jour à 13h30. «On nous donne les dernières informations sur la situation générale, on répond à nos questions...»

Des leçons à retenir

Le télétravail n’a donc pas tout bouleversé. «Non. Il est certain que je suis plus performant car il y a moins de ‘parasitage’ en étant à la maison. Mais le relationnel et les contacts sociaux me manquent. Aller poser une question à son chef car sa porte est ouverte, c’est tout de même plus facile que d’envoyer un message...», conclut Olivier.

Conseiller communal MR à Arlon et membre de l 'association Effet-Frontière , il espère qu’on tirera les leçons de cette période «qui amènera, je pense, à un changement de paradigme. Quand j’ai dû aller à la banque, il m’a fallu 15 minutes alors que d’habitude c’est la galère. Quelques milliers de télétravailleurs, et c’est toute la mobilité qui en est changée, bien plus vite qu’avec une bande de covoiturage. Et pour trouver un arrangement fiscal pour dépasser le seuil de 24 jours tolérés, il n’aura fallu que peu de temps. Ce sont des leçons à retenir!»