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Effet-Frontière, un site dédié aux frontaliers



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45.000 Belges viennent chaque jour travailler au Luxembourg, mais connaissent parfois mal le pays et ce qui s’y passe. (Photo: DR)

Effet-Frontière, un site dédié aux frontaliers belges, vient d'être mis en ligne. Le contenu, encore léger à ce stade, sera étoffé au fil des semaines et des mois à venir.

Plus de 45.000 Belges viennent travailler chaque jour au Luxembourg. Un pays où ils passent de nombreuses heures, consomment, profitent de différents avantages sociaux, se divertissent... Olivier Waltzing, conseiller communal MR d’Arlon et employé à la Bil, a cependant constaté que beaucoup connaissaient peu ou mal le pays où ils mènent leur vie professionnelle.

«Ce n’est évidemment pas général, certains s’intéressent de très près au Luxembourg et s’informent notamment via Paperjam. Parfois ils le connaissent même mieux que certains Luxembourgeois», commente-t-il. «Mais j’ai été surpris, notamment lors de la dernière campagne électorale, de la forte méconnaissance de ce qui se passe quelques kilomètres plus loin que chez soi. À Arlon, par exemple, d’autres candidats sur ma liste n’avaient aucune idée de l’ampleur que prenait le développement de la commune de Steinfort. Or, ce qui se passe au Luxembourg touche directement les communes belges qui sont proches, dans de nombreux domaines.»

Priorité aux Belges

Afin de pallier un peu cela, Olivier Waltzing a décidé de créer  un site internet , tout comme une page Facebook. Dans un premier temps, ce sont des thèmes chers aux Belges qui travaillent au Luxembourg qui seront développés en priorité: fiscalité, mobilité, avantages sociaux... «Le site sera alimenté au fur et à mesure», poursuit Olivier Waltzing.

«Nous sommes une petite équipe à y consacrer un peu de temps, pas des professionnels des médias. Mais nous avons tous des choses à dire, des problèmes à mettre en avant, des solutions à proposer. Pour le moment, nous ne nous concentrons que sur les frontaliers belges, c’est notre priorité. Mais, à terme, on peut envisager de toucher aussi Français et Allemands. On envisage également de produire une newsletter par semaine.»

Le projet se veut apolitique mais est néanmoins piloté par des membres ou des proches du MR, le parti libéral belge. «C’est vrai», confesse Olivier Waltzing. «Mais le MR nous aide simplement dans nos démarches, sans intervenir dans les analyses qui sont faites.»