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revue de presse

Il faut sauver le président Schleck



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Romain Wolff prévient: tous les moyens seront bons pour obtenir satisfaction. (Photo: Matic Zorman/archives Paperjam)

La CGFP et le SPFP voient dans la mutation de Christian Schleck une manœuvre de l’état-major luxembourgeois pour museler le président du syndicat de l’armée. Ils demandent au ministre de la Défense de réagir.

La Confédération générale de la fonction publique (CGFP) et le Syndicat professionnel de la force publique (SPFP) ont décidé de monter au front pour porter secours à Christian Schleck. Mais aussi pour «défendre les libertés syndicales», commente Romain Wolff, président de la CGFP, dans plusieurs médias.

Christian Schleck, vice-président du SPFP et président du syndicat de l’armée (SPAL), a mené une jolie charge contre l’armée luxembourgeoise, en y dénonçant des manquements lors d’une assemblée de son syndicat en mai dernier. Très vite, alors qu’il est responsable d’un bureau de recrutement de l’armée, ce qui lui laisse une certaine liberté pour ses activités syndicales, il est visé par une mutation vers un poste qui lui imposera une plus grande discrétion. Sa formation pour cette nouvelle fonction est en cours.

La CGFP et le SPFP estiment que cette mutation est une forme de pression afin de faire taire Christian Schleck. Les syndicats ont aussi dénoncé des tentatives d’intimidation et même des menaces. Pour Romain Wolff, «il s’agit d’une question essentielle, qui va au-delà du cas personnel».

Aucune réaction de l’armée ou du ministre de la Défense

Dans ce cadre, l es syndicats avaient réclamé la semaine dernière la démission du chef d’état-major de l’armée.  Un pétard qui s’est avéré mouillé: si l’affaire a été largement commentée, elle n’a suscité aucune réaction, ni de l’armée ni du ministre de la Défense  François Bausch  (Déi Gréng).

Cette fois, ils ont donc sorti l’artillerie lourde. Gouvernement et armée ont une semaine pour réagir. Faute de quoi, des représailles sont annoncées. «Tous les moyens seront bons pour obtenir satisfaction», prévient Romain Wolff pour donner encore plus de poids à son ultimatum.