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Réseaux bancaires

HSBC et ING sortent de la banque de détail en France



HSBC a fait le constat de son échec 20 ans après son implantation sur le sol français. (Photo: Shutterstock)

HSBC a fait le constat de son échec 20 ans après son implantation sur le sol français. (Photo: Shutterstock)

Deux grandes banques internationales, HSBC et ING, veulent sortir de la banque de détail en France. Elles étaient toutes deux arrivées en 2000, mais ne sont pas parvenues à s’imposer.

Le territoire français ne réussit pas trop bien aux banques étrangères. Deux d’entre elles, arrivées en 2000, se préparent à lever le camp faute d’avoir pu rencontrer le succès.

Pour HSBC France, la question est réglée. Après des mois de rumeurs, la banque britannique a confirmé la reprise du réseau français par My Money Group, détenu par le fonds américain Cerberus.

Pour entrer sur le réseau français, HSBC avait déboursé 11 milliards d’euros pour reprendre les activités de banque de détail et d’investissement de l’ex-Crédit commercial de France. Aujourd’hui, il doit encore verser 1,6 milliard pour se séparer de l’activité de banque de détail qui a perdu 1,1 milliard d’euros rien que sur l’année 2020.

Pour My Money Group, il s’agit d’une prise particulièrement importante. Le réseau de détail d’HSBC France compte en effet 244 agences, 3.900 collaborateurs et 800.000 clients. En additionnant les 24 milliards d’euros d’actifs d’HSBC, la nouvelle entité gérera 31 milliards d’actifs et affichera un produit net bancaire de 600 millions d’euros. L’ensemble de ses prêts atteindra 27,6 milliards d’euros pour 22,8 milliards de dépôt.

En principe, l’opération ne devrait toutefois être officialisée qu’au cours du premier semestre 2023. Mais My Money Group a déjà annoncé son intention de faire renaître la marque Crédit commercial de France.

ING fait le point

Autre retrait prévu, celui de la banque hollandaise ING. Elle a annoncé le 17 juin avoir lancé un examen stratégique de ses activités de banque de détail (ING Direct) en France. Aucune décision n’a encore été prise, mais chez ING, on semble prêt à se retirer d’un marché qui reste très compliqué et fortement cadenassé par les géants nationaux… qui sont aussi des géants internationaux.

Selon l’Agefi France, ING revendiquerait un million de clients sur le marché français, mais ses activités n’y sont pas rentables.