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Franz Fayot lance un appel à 20 projets à 150.000 euros



Le ministère de l’Économie apportera un soutien financier plafonné à 150.000 euros à 20 projets de lutte contre le coronavirus qui doivent lancer leurs solutions dans les six mois. (Photo: Shutterstock)

Le ministère de l’Économie apportera un soutien financier plafonné à 150.000 euros à 20 projets de lutte contre le coronavirus qui doivent lancer leurs solutions dans les six mois. (Photo: Shutterstock)

Outre le chômage partiel et l’avance remboursable plafonnée à 500.000 euros, le ministre de l’Économie, Franz Fayot, ajoute un appel à 20 projets qui recevront jusqu’à 150.000 euros de financement et des séquences d’information pour les start-up.

Moins rompues aux méandres administratifs et aux aides gouvernementales, les start-up sont, encore plus que les très petites entreprises ou les indépendants, menacées de ne pas pouvoir accéder correctement aux aides mises en place par le gouvernement dans le cadre du pacte de stabilisation de l’économie.

Logiquement, les entrepreneurs innovants doivent pouvoir profiter du chômage partiel pour leurs salariés (qui couvre 80% de leur salaire), du congé parental extraordinaire (dans certaines conditions), du report des taxes et impôts, et de l’avance (remboursable) – qui peut monter jusqu’à 500.000 euros – de leurs frais (salaires et une partie de leur loyer et de leurs frais), qu'ils ne commenceront à rembourser que dans un an.

Ce samedi, le ministre de l’Économie, Franz Fayot (LSAP), annonce, dans le cadre de Start-up Luxembourg, « des webinars à partir du 8 avril organisés par le ministère de l’Économie, en collaboration avec Luxinnovation , pour informer sur les principales mesures de soutien dont les start-up peuvent bénéficier (...). Les experts présents lors des webinars répondront aux questions que les jeunes entreprises innovantes se posent dans le contexte économique actuel.» 

Attention, pour l’instant, deux sessions sont prévues, les 8 et 15 avril, de 11h à midi, et il faut s’inscrire. Mais il n’est pas exclu que ces sessions soient complétées par de nouvelles séances en cas de besoin.

La nouvelle la plus spectaculaire de ce plan est l’organisation d’un appel à projets contre le coronavirus. Les 20 projets retenus seront dotés d’une aide pouvant atteindre 150.000 euros , à condition de délivrer leur solution dans les six mois à venir. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 avril.

Une initiative européenne à suivre?

Le Luxembourg n’est pas le seul à tenter de protéger ses start-up: la France a débloqué 4,4 milliards d’euros pour alimenter les trésoreries soumises à rude épreuve, l’Allemagne en a mis 2 sur la table et étudie la possibilité d’en proposer 10 autres pour les start-up à un stade de développement plus avancé. Au Royaume-Uni, où les start-up sont pour le moment incluses dans le paquet pour les PME, sept lobbies ont appelé à un dispositif spécial doté de 300 millions de livres.

À Bruxelles, l’alliance européenne des start-up a aussi invité à en finir avec les seules politiques «au bazooka» au bénéfice d’une aide européenne, histoire qu’une start-up espagnole ne soit pas défavorisée par rapport à une start-up française ou allemande. Une piste qu’il faudra aussi suivre dans les jours à venir.

L’Estonie avait commencé à attaquer la crise par un hackathon de 48 heures auquel ont participé 1.000 personnes et qui a permis de déboucher sur cinq solutions d’urgence financées à hauteur de 5.000 euros chacune. Des projets qui, au Luxembourg, ont été réalisés par le Centre des technologies de l’information de l’État.