LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Culture

La culture cet été

Le festival Bock op… en version adaptée pour le Covid-19



Le parvis de Neimënster permet d’accueillir des concerts en plein air, ce qui est autorisé dans le cadre des mesures sanitaires. (Photo: Neimënster)

Le parvis de Neimënster permet d’accueillir des concerts en plein air, ce qui est autorisé dans le cadre des mesures sanitaires. (Photo: Neimënster)

Le festival Bock op aura bien lieu cette année, malgré les restrictions sanitaires qu’impose le Covid-19. Toutefois, Neimënster a adapté la programmation pour assurer la sécurité des participants et des artistes. Une version qui sera donc plus intimiste, mais toujours aussi éclectique.

Le festival Bock op (qui est la nouvelle version, depuis 2018, du feu festival Omni) se tiendra pour cette édition 2020 dans des conditions particulières, la lutte contre la propagation du Covid-19 ayant imposé de changer profondément plusieurs aspects de notre vie quotidienne, dont celui de se rendre à des concerts. Concoctée par l’équipe de Neimënster pendant le confinement, cette édition 2020 sera par nécessité plus intimiste. Toutefois, le parvis de l’abbaye permet d’organiser des concerts en plein air, ce qui est autorisé, et qui permet de programmer une large palette d’artistes. Les Apéro Jazz sortent de la brasserie pour également prendre l’air, et un programme de musique baroque attirera certainement un autre type de public. Les concerts devront être écoutés assis, avec une jauge maximale de 97 personnes sur le parvis. Une fois installés sur leur chaise, les spectateurs pourront retirer leur masque, mais devront le remettre lors de leurs déplacements.

La programmation musicale est complétée par deux nouvelles expositions, et le public est invité à rencontrer et à échanger avec les artistes en résidence.

Les talents «made in Luxembourg»

Le parvis de Neimënster sera largement ouvert à la scène indépendante luxembourgeoise, ce qui sera pour le public l’occasion de découvrir des talents confirmés et émergents. Au programme, Claire Parsons qui se produit en duo avec le guitariste israélien Eran Har Even (le 15 juillet), la jeune rappeuse luxembourgeoise Nicool (le 20 juillet), l’incontournable Sun Glitters (30 juillet), le «Meilleur espoir féminin» aux Luxembourg Music Awards, C’est Karma (le 6 août), Pleasing – projet solo du guitariste Patrick Miranda – (le 11 août), Francis of Delirium (Jana Bahrich et Chris Hewett) avec AEM en première partie (le 19 août), et Bartleby Delicate (le 28 août).

Le retour des Apero Jazz, en mode déconfiné

Afin de répondre aux mesures sanitaires, les Apéro Jazz reprennent du service de manière hebdomadaire, mais en plein air. Les rendez-vous restent tous les dimanches à 11h, mais auront lieu sur le parvis au lieu d’être tenus à la brasserie. Sont invités pour la programmation estivale: DBDB – Dahm Belardi Deconfiture Band (5 juillet), The Minor Majors (12 juillet), Eve Beuvens Trio (19 juillet), Ivan Paduart & Patrick Deltenre (26 juillet), Enki Quartet (2 août), Vogue trio – Giuseppe Millaci (9 août), Nico Morelli Trio (23 août) et Sammy Vomáčka Trio (30 août).

Après le rock et le jazz… du baroque

Fidèle à son éclectisme, Bock op prévoit aussi une programmation classique, avec une sélection d’ensembles de musique baroque qui devraient se marier à merveille avec le cadre somptueux de la corniche. Sunset Strings propose de voyager grâce à la musique. La musique baroque d’Europe est à l’honneur le 4 juillet pour la soirée «Les délices de la solitude». Puis direction l’Espagne et l’Amérique latine, le 10 juillet, avec Olé. La France sera ensuite à l’honneur sous les doigts d’Anne Galowich qui jouera François Couperin (17 juillet), avant que la musique anglo-saxonne ne soit l’objet de la soirée A Midsummer Night’s Dream, qui conjugue lecture du texte de Shakespeare et musique d’Henry Purcell (24 juillet).

Deux expositions et des artistes en résidence

Enfin, la saison estivale sera aussi l’occasion de découvrir deux nouvelles expositions au sein de l’abbaye. Les femmes seront à l’honneur dans «Les Pionnières, les années 90: Portraits de femmes» qui rassemblera un ensemble d’œuvres réalisées par une nouvelle génération d’artistes luxembourgeoises qui a émergé au cours de cette décennie: Patricia Lippert, Carine Kraus, Marie-Paule Feiereisen, Flora Mar.

Puis, le photographe Bohumil Kostohryz présentera plusieurs tirages de ses photos prises dans les théâtres au Luxembourg ces 15 dernières années.

Cet été sera aussi l’occasion de rencontrer les artistes en résidence à Neimënster, à savoir l’auteure de BD Romane Armand, la chorégraphe Anne-Mareike Hess, Pierre Coulibeuf qui travaille à un projet transdisciplinaire qui sera présenté en 2021, et la metteur en scène Leyla Rabih. Des rendez-vous sont proposés régulièrement tout au long de l’été pour rencontrer ces artistes, découvrir leur travail et échanger avec eux.

Tous les détails sur la programmation du festival sont sur le site de Neimënster.