PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Mon premier salaire (4/10)

F. Vrignon: «5.000 francs pour un job d’été sur l’île de Ré»



Fabien Vrignon (Keytrade Bank Luxembourg) recevait environ 5.000 francs français (environ 760 euros, ndlr) pour un job d’été sur l’île de Ré. (Photo: Jan Hanrion/Maison Moderne)

Fabien Vrignon (Keytrade Bank Luxembourg) recevait environ 5.000 francs français (environ 760 euros, ndlr) pour un job d’été sur l’île de Ré. (Photo: Jan Hanrion/Maison Moderne)

Quel a été le premier salaire des dirigeants de la place financière? Qu’en ont-ils fait, et quelle expérience en ont-ils retirée? Paperjam.lu a posé la question à une dizaine de personnalités du secteur. Cette semaine: Fabien Vrignon, CEO de Keytrade Bank Luxembourg.

Vous souvenez-vous du montant de votre premier salaire?

Fabien Vrignon . – «Oui, j’ai perçu mon premier salaire pour un job d’été que je faisais sur l’île de Ré. Je travaillais pour une société de location de vélos et de scooters.

Je recevais environ 5.000 francs français (environ 760 euros, ndlr)… et quelques généreux pourboires! J’y ai beaucoup apprécié le contact avec tous types de clients, de toutes nationalités.

Que vous êtes-vous offert avec vos premiers salaires?

«Mes jobs d’été ont servi à payer mes études. Ensuite, mes premiers ‘vrais’ salaires m’ont permis de voyager, entre autres en Égypte, en Argentine et au Chili.

Je souhaitais travailler en salle des marchés à Paris, mais je n’ai pas réussi à trouver de poste. J’ai débuté en 1996 dans la création de solutions pour monter des réseaux internet dans les entreprises.

Aujourd’hui, êtes-vous devenu plutôt cigale ou fourmi?

«Je suis plutôt fourmi, ce qui me permet de financer des projets de vie et de me faire plaisir lorsque j’en ai envie.

Avez-vous une devise par rapport à l’argent?

«Le rapport à l’argent évolue avec l’âge, mais je dirais que l’argent ne fait pas le bonheur, et qu’il n’est pas une finalité en soi. Il faut juste en avoir un minimum pour arriver à subvenir à ses premiers besoins.»