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Étienne Schneider – Ministre de l’économie

«L’immobilier est un secteur porteur»



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Pour Étienne Schneider, «il n’y a pas de risque à investir au Luxembourg». (Photo: DR)

À l’occasion de la cérémonie qui s’est tenue sur le stand du Luxembourg au Mipim 2019, Paperjam.lu a posé quatre questions à Étienne Schneider, ministre de l’Économie.

Pourquoi êtes-vous présent sur le salon du Mipim?

Étienne Schneider . – «Le domaine de l’immobilier est un domaine très important pour le Luxembourg, c’est un volet économique porteur et ne se limite pas seulement aux promoteurs, mais englobe aussi le secteur financier et des assurances, qui sont des secteurs importants au Luxembourg. Mon prédécesseur venait déjà chaque année au Mipim, car c’est le rendez-vous annuel où l’on peut rencontrer tous les investisseurs, les banquiers et les assureurs dans ce domaine.

Quelles sont vos attentes pour cette édition 2019?

«Chaque année, les attentes sont dépassées par la réalité, car le business marche très bien et les investisseurs sont fortement intéressés par le Luxembourg. Nous nous développons bien, avec une économie florissante, un chômage qui est au plus bas et un taux de croissance qui dépasse les 3% depuis une longue période.

J’espère toujours que le Brexit ne se passera pas, ce qui serait bien pour l’Union européenne et pour nous.

Étienne Schneider,  Ministre de l’Économie

De plus, les perspectives sont bonnes. Pour les développeurs, le Brexit joue aussi un rôle. Luxembourg a su profiter en quelque sorte de cette situation, car plus d’une cinquantaine d’entreprises ont déjà déménagé de Londres vers Luxembourg et d’autres pourraient suivre dans les mois à venir. Il faut dire que je vois cela d’un œil positif pour le secteur de l’immobilier, mais d’un autre côté cela me rend triste, car le Luxembourg va perdre un partenaire important, surtout pour la place financière. J’espère toujours que le Brexit ne se passera pas, ce qui serait bien pour l’Union européenne et pour nous.

La concurrence est rude entre les différents stands sur le Mipim. Quels sont les atouts que le Luxembourg peut mettre en avant d’après vous?

«Nous n’avons pas tellement besoin de communication, car les chiffres jouent pour nous. Nous avons un pays qui se porte bien, avec des atouts comme le triple A, une forte croissance de la population, un business florissant. Cela attire les investisseurs, car il n’y a pas de risque à investir au Luxembourg. Contrairement à d’autres pays où il y a des risques, notamment politiques. Ceux-là doivent faire de la communication pour attirer les investisseurs. La stabilité politique pour l’économie d’un pays est très importante et le Luxembourg a toujours su apporter cela.

Pensez-vous que la qualité architecturale des projets réalisés au Luxembourg peut être une force?

«Je vais vous dire les choses franchement: vu les prix élevés du terrain, du logement et des bureaux, tout le monde construit le maximum possible autorisé sur les parcelles. Cela me déçoit un peu, bien que je le comprenne. Je suis un grand fan d’architecture et je vois de plus en plus de beaux projets, mais il faudrait peut-être faire évoluer le règlement des bâtisses, ainsi que l’engagement des investisseurs, pour construire avec plus de risque et d’audace.»