PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Selon une étude de TNS Ilres

Les droits humains, un autre défi pour la place financière



Tommy Klein (TNS Ilres), Antoniya Argirova et Jean-Louis Zeien, de l’Initiative pour un devoir de vigilance, ont présenté, ce jeudi 5 mai, les résultats d’un sondage qui aborde les attentes des citoyens en matière de respect des droits humains et de l’environnement par la place financière. (Photo: Action Solidarité Tiers Monde)

Tommy Klein (TNS Ilres), Antoniya Argirova et Jean-Louis Zeien, de l’Initiative pour un devoir de vigilance, ont présenté, ce jeudi 5 mai, les résultats d’un sondage qui aborde les attentes des citoyens en matière de respect des droits humains et de l’environnement par la place financière. (Photo: Action Solidarité Tiers Monde)

L’Initiative pour un devoir de vigilance demande à ce que le Luxembourg adopte un cadre législatif contraignant les banques à garantir le respect des droits humains et de l’environnement.

Le constat de l’Initiative pour un devoir de vigilance est le suivant: dans la mesure où les activités économiques d’entreprises financées par le secteur bancaire peuvent avoir des impacts négatifs sur les droits humains et de l’environnement, pourquoi ne pas contraindre les banques à prendre des mesures destinées à éviter des violations des droits humains et des dommages environnementaux au niveau de leurs chaînes de valeur?

«Le Luxembourg peut et doit se donner les moyens pour devenir un vrai centre d’excellence en matière de droits humains et de durabilité», plaident Antoniya Argirova et Jean-Louis Zeien, de l’Initiative pour un devoir de vigilance.

Une directive à l’horizon

Pour étayer son propos, l’organisme a présenté, ce jeudi 5 mai, un sondage qu’il a commandé à TNS Ilres. On y apprend que 86% des résidents estiment que le cadre réglementaire au Luxembourg devrait responsabiliser le secteur financier, et que trois résidents sur quatre sont favorables à une loi sur le devoir de vigilance.

Il existe actuellement une proposition de directive européenne sur le sujet, mais compte tenu de ses critères, le texte ne s’appliquerait qu’à une quinzaine de sociétés financières au Luxembourg selon le collectif.

Celui-ci entend militer pour l’introduction des droits humains sur la place financière et demande aux citoyens d’appeler le directeur de Luxembourg for Finance, Nicolas Mackel , à «s’engager pour la promotion du devoir de vigilance auprès des acteurs financiers au Luxembourg».

«Cet objectif est absolument partagé», affirme l’intéressé à Paperjam. Et l’ambassadeur de la place financière luxembourgeoise d’ajouter que «l’ensemble de la réglementation créée pour la finance durable (la Sustainable Finance Disclosure Regulation, ndlr) inclut aussi les droits de l’Homme».

Pour cet appel à Nicolas Mackel, l’organisme suggère d’utiliser le réseau social Twitter ainsi qu’une carte postale conçue spécialement pour l’occasion. Antoniya Argirova l’arbore d’ailleurs sur la photo en tête de cet article.