POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Social

Double départ à la Fondation et aux Ateliers Kräizbierg



Jeannot Berg était devenu administrateur délégué de la Fondation en septembre 2018. (Photo: DR)

Jeannot Berg était devenu administrateur délégué de la Fondation en septembre 2018. (Photo: DR)

Pour apaiser les tensions au sein de la Fondation et des Ateliers Kräizbierg, Jeannot Berg a décidé de renoncer à son mandat d’administrateur délégué. Tom Wagner quitte aussi ses fonctions de directeur de la Fondation Kräizbierg.

Les mois passaient, mais les tensions ne s’apaisaient pas à la Fondation et aux Ateliers Kräizbierg qui accueillent, hébergent, scolarisent et mettent au travail des personnes handicapées à Dudelange. La pression était devenue trop forte, et un communiqué de presse envoyé ce 26 novembre indique que Jeannot Berg quittera ses fonctions d’administrateur délégué le 1 er décembre . «Même si les reproches publics formulés à son égard ont porté atteinte à son honorabilité tant professionnelle que personnelle, son initiative vise exclusivement à assumer sa responsabilité dans le rétablissement de la sérénité dans les relations entre les collaborateurs eux-mêmes et avec la direction», indique le texte.

Tom Wagner a, pour sa part, «accepté la proposition du conseil d’administration de mettre à disposition son poste de directeur de la Fondation Kräizbierg. Le conseil d’administration a décidé de renforcer la direction par Monsieur Vito Savino qui jusqu’à cette date occupait le poste de chargé de la direction du service de formation du Kräizbierg.»

Climat délétère

Cela fait des mois que le climat est délétère à Dudelange . Des récriminations de membres du personnel et de personnes hébergées ont été recueillies par l’OGBL et la délégation du personnel pour former un dossier de 400 pages remis au CA en juillet. On y évoque des traitements inhumains, dégradants, du harcèlement moral, des pressions… Sans effet, selon la partie adverse, qui a donc décidé de rendre l’affaire publique quelques semaines plus tard.

Face au scandale, un audit externe a été diligenté. Celui-ci n’aurait pas été facile à mener, selon l’OGBL, qui s’est étonné cette semaine que, bien que déposée en novembre, cette analyse n’ait eu aucun effet.

Au pied du mur, le conseil d’administration de Kräizbierg n’a eu d’autre choix que de trancher dans le vif sur base de «l’arrière-fond des recommandations adressées au conseil d’administration suite à l’analyse détaillée de la situation effectuée par un expert neutre externe.» L’audit n’ayant «notamment pas été en mesure de confirmer les reproches d’actes de harcèlement moral adressés et à l’administrateur délégué et au directeur Tom Wagner, ni les accusations de harcèlement sexuel reprochées publiquement à l’administrateur délégué», le conseil d’administration a «remercié pour ses bons et loyaux services fournis [l’administrateur délégué]. [Et] remercié le directeur Tom Wagner pour son engagement exemplaire au profit des institutions du Kräizbierg.»