POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Affaire «Moulin Dieschbourg»

Dieschbourg critique Valorlux et sa propre administration



La faute reviendrait à Valorlux, qui n’a pas communiqué clairement sur la liste, et à l’Administration de l’environnement, qui ne l’a pas repérée, selon la ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable, Carole Dieschbourg (déi Gréng). (Photo: SIP/Emmanuel Claude)

La faute reviendrait à Valorlux, qui n’a pas communiqué clairement sur la liste, et à l’Administration de l’environnement, qui ne l’a pas repérée, selon la ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable, Carole Dieschbourg (déi Gréng). (Photo: SIP/Emmanuel Claude)

La ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg (déi Gréng), a répété, jeudi, qu’elle n’avait pas connaissance du non-respect par l’entreprise familiale Moulin Dieschbourg de la loi sur les déchets d’emballage. Elle reporte la faute sur Valorlux et son Administration de l’environnement.

Soupçonnée par l’opposition d’avoir su que l’entreprise familiale Moulin Dieschbourg ne respectait pas la loi sur les déchets d’emballage , la ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg (déi Gréng), est restée droite dans ses bottes: elle maintient ne pas en avoir eu connaissance et reporte la faute sur Valorlux et sa propre administration.

L’opposition avait pourtant demandé, mercredi, la divulgation d’une liste, communiquée le 25 janvier 2021 par Valorlux à l’Administration de l’environnement, mentionnant l’entreprise Moulin Dieschbourg comme ne respectant pas la loi. Preuve que la ministre ne pouvait pas ignorer la non-conformité de l’entreprise familiale, selon l’opposition.

Mais Carole Dieschbourg l’assure: «Je n’avais aucune connaissance de cette deuxième liste». Une première liste, communiquée en juin 2020 et dont elle avait connaissance, ne mentionnait pas l’entreprise. Or, la deuxième liste, présentée dans le courrier comme étant la même que la précédente, se trouvait en annexe d’un courrier de 200 pages qui avait un tout autre objet, argumente la ministre.

Une liste passée inaperçue

«Pourquoi le non-respect de ses obligations en matière de déchets par une société n’a pas été signalé par voie normale, mais seulement en annexe d’une liste qu’on disait ne pas avoir changée?», s’interroge donc Carole Dieschbourg. La faute reviendrait donc, selon elle, à Valorlux, qui n’a pas communiqué clairement sur cette liste, et à l’Administration de l’environnement, qui ne l’a pas repérée.

Le mauvais fonctionnement de l’administration serait dû à un manque de personnel, a expliqué la ministre face aux critiques des députés CSV, qui reprochent par ailleurs un manque de transparence suspect de la part de la ministre.

Carole Dieschbourg a par ailleurs rencontré vendredi le président de Valorlux, Max Weber , «suite aux problèmes de communication constatés ces derniers jours dans les flux d’information habituels entre l’association et l’Administration de l’environnement». Un échange «concluant sur le fait que les deux acteurs aideront par tous les moyens à élucider les causes de la dégradation récente de leur communication», a assuré le ministère de l’Environnement par communiqué.