LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Culture

Danse contemporaine

La danse reste active à la Banannefabrik



Pour la première représentation du nouveau programme «Hors Circuits», c’est la compagnie Cognitive Overload qui ouvre le bal. (Photo: Alain Julien)

Pour la première représentation du nouveau programme «Hors Circuits», c’est la compagnie Cognitive Overload qui ouvre le bal. (Photo: Alain Julien)

Le Centre de création chorégraphique luxembourgeois – le Trois C-L – poursuit ses efforts pour soutenir la scène de la danse contemporaine, malgré les difficultés liées à la pandémie. En témoigne le nouveau programme, intitulé «Hors Circuits».

«La situation est difficile, mais il y a des ouvertures», a introduit avec une note d’optimisme Bernard Baumgarten, directeur artistique du Trois C-L. C’est pourquoi l’institution culturelle dédiée à la danse contemporaine au Luxembourg a choisi de poursuivre son engagement auprès de la scène de la danse et a décidé de lancer un nouveau programme, intitulé «Hors Circuits». «Ce programme a comme objectif de donner de la visibilité à des chorégraphes nationaux et internationaux au Luxembourg. Cette démarche d’ouverture s’inscrit aussi dans la perspective de notre évolution future vers une Maison de la danse», explique Bernard Baumgarten.

La programmation de «Hors Circuits» vise, à travers la présentation régulière de spectacles en milieu de mois, à encourager la création et l’essor de la scène luxembourgeoise, tout en proposant au public de découvrir des œuvres internationales qui n’ont pas encore eu de visibilité au Luxembourg. Le rôle de laboratoire de recherche est aussi inclus dans cette programmation, car il sera possible d’y présenter le résultat de sortie de résidence ou encore des pièces en cours de création.

Le premier événement présenté dans ce cadre se déroulera le 15 mai et permettra de découvrir l’œuvre intitulée «100 mètres par seconde» de Cognitive Overload. Cette pièce performative durera 5h, et le public est invité à la découvrir en réservant un créneau de 30 minutes. Le sujet aborde la question de la création et le rendu interroge la manière dont il est possible de rendre perceptible le processus de création d’une œuvre chorégraphique et musicale. Aussi, le public est invité à observer les performeurs qui, devant lui, apprennent, composent et performent en même temps. Les spectateurs peuvent aller et venir à leur guise dans l’espace du plateau, observer l’action en train de se dérouler ou consulter les différentes sources documentaires rendant compte du processus de création depuis le début de la performance.

Un 3 du Trois doublement féminin

Par ailleurs, le 3 mai aura également lieu le régulier 3 du Trois . Pour cette édition du mois de mai, ce sont les chorégraphes Anne-Mareike Hess et Anaïs Rouch qui sont invitées à présenter leur travail.

Anne-Mareike Hess dévoile une pièce qui est issue d’un important travail de recherche sur l’identité et les mouvements codifiés qu’elle a pu mener ces derniers mois. Après avoir échangé et appris avec différents experts, dont Pit Vinandy, aussi connu sous le nom de «Cyberpiper», sur les personnages virtuels et la danseuse Jee-Ae Lim sur la danse traditionnelle coréenne, Anne-Mareike Hess explore comment la pratique de mouvements codifiés affecte et transforme le corps et l’identité.

La seconde pièce proposée lors de cette soirée sera celle d’Anaïs Rouch, qui est présente au Luxembourg dans le cadre d’un échange de résidence avec le Laboratoire chorégraphique de Reims. Pour «La Marche nébuleuse», la chorégraphe décompose jusqu’à l’abstraction le mouvement de la marche. Interrogeant l’élan, le déséquilibre, cette pièce de groupe recherche l’épure du mouvement pour en trouver l’essence même.