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Étude 

Selon Hays, le Covid fait stagner les salaires



Hays Luxembourg vient de publier la 7e édition de son étude de rémunération. (Photo: Shutterstock)

Hays Luxembourg vient de publier la 7e édition de son étude de rémunération. (Photo: Shutterstock)

88% des salaires n’ont pas évolué en 2020, selon l’étude de rémunération de Hays Luxembourg, important cabinet de recrutement spécialisé au niveau mondial. Une stagnation qui incombe à la crise sanitaire. Et quand augmentations il y a, elles restent «limitées».

Quel salaire demander, selon son secteur d’activité et son expérience? Chaque année, le cabinet Hays Luxembourg, groupe qui est un des leaders mondiaux du recrutement spécialisé, publie son étude de rémunération. Et dans cette septième édition, il note une stagnation. Dans 88% des cas, les salaires n’ont en effet pas évolué en 2020. Et les quelques augmentations octroyées restent «limitées», généralement comprises entre 2,5% et 5%. Difficile de comparer avec les chiffres de 2019 cependant, puisque la  précédente étude ne fournissait pas exactement les mêmes données.

Conséquence, 51% des salariés se disent insatisfaits de leur rémunération. 38% ont commencé à chercher un nouveau travail, alors que 40% sont prêts à considérer une offre intéressante. 

Les salaires par secteur

L’étude a été réalisée auprès d’un panel de 800 clients et candidats entre janvier et mai 2021 au Luxembourg. Attention: les rémunérations ne tiennent pas compte des avantages en nature et des parties variables, sauf pour les métiers commerciaux, de marketing et de communication, et sont exprimées en montant brut annuel.

Dans l’architecture, le salaire varie ainsi, en moyenne, de 33.000 à 110.000 euros/brut par an selon le poste et l’ancienneté. Dans l’assistanat et le secrétariat, on peut espérer jusqu’à 60.000 euros par an après huit ans d’ancienneté. Dans les banques, jusqu’à 110.000 euros annuels; dans le bâtiment et les travaux publics, jusqu’à 150.000 euros; dans le second œuvre, jusqu’à 95.000 euros. Les salaires vont de 25.000 à 150.000 euros dans le commerce et le marketing. Ils peuvent dépasser les 125.000 euros dans la finance et dans la comptabilité. Pour le génie civil et climatique, comptez 29.000 à 85.000 euros. Dans l’immobilier, jusqu’à 150.000 euros; dans l’industrie, 170.000 euros pour un directeur de site dans l’industrie de grande série qui a plus de huit ans d’expérience. Les ressources humaines offrent jusqu’à 134.000 euros annuels, la logistique jusqu’à 140.000 euros et le secteur «tax and legal», 160.000 euros. Le salaire le plus important revient à certains chief information officers avec plus de huit ans d’expérience, dans le secteur de l’informatique et des télécommunications.

La crise touche aussi le recrutement

L’étude porte aussi sur les intentions de recrutement. Elles ont diminué de 11% entre 2019 et 2020, mais demeurent «élevées». 69% des employeurs recrutent actuellement du personnel et près de la moitié (47%) des offres concernent des CDI. 51% des entreprises estiment que leur situation s’est maintenue. L’activité serait en croissance pour 21% d’entre elles.

Hays classe les trois secteurs les plus porteurs: la banque et les services financiers, puis la finance et la comptabilité et, enfin, les technologies de l’information. Les compétences les plus recherchées sont techniques (dans 41% des cas), digitales (40%) et opérationnelles (36%).

Du côté des salariés, le choix d’un emploi dépend de l’équilibre offert entre la vie privée et professionnelle (pour 35%), du package salarial (28%) et de l’environnement de travail (12%).