POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Aide aux plus vulnérables

Environ 1.000 personnes sans couverture de soins de santé



Paulette Lenert, ministre de la Santé et ministre déléguée de la Sécurité sociale, et Romain Schneider, ministre de la Sécurité sociale, ont présenté, ce mercredi 27 octobre, la couverture universelle des soins de santé. (Photo: MSS/MSAN)

Paulette Lenert, ministre de la Santé et ministre déléguée de la Sécurité sociale, et Romain Schneider, ministre de la Sécurité sociale, ont présenté, ce mercredi 27 octobre, la couverture universelle des soins de santé. (Photo: MSS/MSAN)

Prévu dans l’accord de coalition de la majorité gouvernementale, l’accès aux soins de santé de base aux personnes «particulièrement vulnérables» a été présenté, ce mercredi 27 octobre, par la ministre de la Santé et le ministre de la Sécurité sociale. Le budget alloué est de 2,7 millions d’euros.

«1.000 personnes environ sont concernées, mais nous ne pouvons pas avoir de chiffre précis. Notre volonté est d’assurer l’accès aux soins de santé de base aux personnes particulièrement vulnérables vivant au sein de notre société et sans affiliation obligatoire», a expliqué, ce mercredi 27 octobre, le ministre de la Sécurité sociale Romain Schneider (LSAP).

Proposition du Ronnen Dësch – plateforme informelle d’institutions et associations engagées dans l’accueil et l’accompagnement de personnes réfugiées –, cette couverture universelle des soins de santé est inscrite dans l’accord de coalition 2018-2023. «L’idée est qu’il n’y ait pas de stigmatisation des personnes vulnérables», a ajouté la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP), également présente à la conférence de presse. Cette couverture, qui doit être mise en place à partir de 2022, est entièrement financée par l’État, pour un budget de 2,7 millions d’euros.

Les personnes visées sont donc celles vivant «habituellement sur le territoire national, qui n’ont aucune source de revenus et qui ne peuvent pas bénéficier d’un soutien par un office social ou une autre entité publique. L’ouverture des droits à la prise en charge se fait après trois mois afin d’éviter des abus en matière de prestations d’assurance maladie», ajoute Romain Schneider.

Quatre associations partenaires

L’affiliation volontaire à l’assurance maladie sera à la charge de l’État, soit un montant de 120 euros par mois par famille. «L’inscription se fait sur base d’une demande d’admission du Centre commun de la sécurité sociale dans le but d’aller auprès des personnes vulnérables et non l’inverse», précise-t-il. Les associations conventionnées avec le ministère de la Santé – CNDS, Stëmm vun der Strooss, Médecins du Monde et Jugend- an Drogenhëllef – recevront des moyens financiers et humains supplémentaires pour assurer le suivi régulier et prendre en charge les cotisations mensuelles et la participation personnelle des bénéficiaires le cas échéant. «Une assistante sociale sera recrutée pour chaque association, soit quatre», a ajouté Paulette Lenert.

Et, en attendant l’introduction du paiement immédiat direct en 2023, «une procédure simple sera proposée pour permettre un accès aux prestations sans que la personne vulnérable doive avancer les frais en relation avec un mémoire d’honoraires dans le cas de prestations de médecins et de médecins-dentistes», conclut Romain Schneider.