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Le Conseil européen réuni pour relancer l’économie



Les chefs d’État et de gouvernement débattront des moyens pour financer le plan de relance économique lors du nouveau Conseil européen qui débute ce jeudi à partir de 15h en visioconférence. (Photo: Shutterstock)

Les chefs d’État et de gouvernement débattront des moyens pour financer le plan de relance économique lors du nouveau Conseil européen qui débute ce jeudi à partir de 15h en visioconférence. (Photo: Shutterstock)

Les États membres se réunissent ce jeudi pour un Conseil européen avec l’objectif de trouver les moyens de financer un plan de relance économique pour faire face à la crise. Mais les positions semblent pour le moment irréconciliables.

Si les États membres de l’UE sont d’accord sur la nécessité d’un plan de relance économique pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de Covid-19, aucun consensus n’a encore été trouvé quant aux moyens pour le réaliser. Cadre légal, montants, mode de financement, rien n’est décidé pour le moment. Les chefs d’État et de gouvernement en débattront lors du nouveau Conseil européen qui débute ce jeudi à partir de 15h en visioconférence.

Plusieurs visions s’affrontent. Il y a une quinzaine de jours, la discussion avait coincé lors d’une réunion de l’Eurogroupe entre la position des Pays-Bas et celle de l’Italie sur la création de «coronabonds». Cette idée de mutualiser la dette semble dans l’ornière alors que l’Italie n’en démord pas. Celle-ci craint en effet l’autre solution, à savoir le recours à des prêts du mécanisme européen de stabilité (MES), qui pourrait l’obliger à mettre en place un plan draconien de retour à l’équilibre macroéconomique.

Une troisième voie

Une troisième voie a été ouverte par le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui ont présenté une feuille de route proposant l’utilisation du budget de l’UE afin d’emprunter des fonds sur les marchés avant de les prêter ensuite aux États membres. Une solution qui permettrait de «limiter le montant du risque partagé, et serait également conçue pour être temporaire», selon le journal Politico. Mais qui, si elle a reçu lundi l’approbation de la chancelière allemande Angela Merkel, devrait soulever de nouvelles difficultés, notamment autour de la nécessité d’augmenter les contributions de l’ensemble des États membres au budget de l’UE.