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Chine-états-Unis

La chute du yuan a fait glisser les marchés



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Pékin semble avoir développé une nouvelle tactique face à la détermination de Donald Trump (Photo: Shutterstock)

Journée sombre sur les bourses mondiales ce lundi 5 août. Les investisseurs s’inquiètent du nouveau tour pris par le conflit commercial entre Pékin et Washington, qui pourrait tourner en une guerre des devises.

En décidant, le 1er août, de taxer de 10% les produits chinois qui n’étaient pas encore soumis à une surtaxe douanière, Donald Trump a enclenché une tempête des marchés boursiers qu’il n’imaginait sans doute pas.

Parce qu’il ne s’attendait peut-être pas à la réponse chinoise de laisser chuter sa monnaie, le yuan, face au dollar. Or, sur la journée de ce lundi 5 août, la devise chinoise a cédé 1,6% et est repassée, pour la première fois depuis 2010, au-dessus du seuil de 7 yuans pour un dollar.

Depuis le 1er août, la chute du yuan est de 2,1% face au billet vert. Une situation qui lui permet de maintenir sa compétitivité dans ses échanges commerciaux internationaux, mais qui commence à inquiéter sérieusement les marchés.

La grande glissade des marchés

Pour certains analystes, cette chute de la devise chinoise, contrôlée par le gouvernement, est le signe que Pékin ne s’attend plus à pouvoir résoudre par la négociation ce conflit commercial avec Washington. Les investisseurs s’inquiètent de savoir jusqu’où peuvent aller ces altercations entre les deux grandes puissances. Et, surtout, à quel point elles peuvent toucher la croissance mondiale.

La guerre des devises a eu un impact direct sur les marchés boursiers ce lundi. En Europe, les grandes places financières ont reculé de plus de 2% en une seule journée. À Paris, le CAC 40 a perdu 2,19%; en Allemagne, l’indice Dax a cédé 1,8% et, à Londres, le Footsie a concédé 2,47%.

À la clôture de Wall Street, à New York, hier soir, le Dow Jones cédait aussi 2,9% et le Nasdaq, la bourse des valeurs technologiques, glissait de 3,49%.

Ce sont surtout les titres liés au marché chinois et les matières premières qui ont fait les frais de ces inquiétudes.