LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Foodzilla

Export et investissements

La chocolaterie Genaveh voit plus loin et plus grand



Entre deux préparations de commandes pour l’étranger et la préparation des fêtes de fin d’année, Alexandra Kahn a pu échanger, mardi, avec le ministre des Classes moyennes sur les enjeux de l’artisanat au Luxembourg. (Photo: Twitter/Lex Delles)

Entre deux préparations de commandes pour l’étranger et la préparation des fêtes de fin d’année, Alexandra Kahn a pu échanger, mardi, avec le ministre des Classes moyennes sur les enjeux de l’artisanat au Luxembourg. (Photo: Twitter/Lex Delles)

Poussée par la demande locale et internationale pour ses chocolats artisanaux, l’entreprise dirigée par Alexandra Kahn a démarré d’importants travaux sur son site de production à Steinfort.

Les soubresauts de la crise et son flot d’incertitudes – notamment du côté de la clientèle B2B – n’auront pas eu raison de l’optimisme et de la motivation d’Alexandra Kahn.

La jeune entrepreneuse (29 ans) vient de partager son retour d’expérience d’une année pas comme les autres, et surtout les perspectives pour son entreprise, avec le ministre des Classes moyennes. Accompagné des représentants de la Chambre des métiers, Lex Delles (DP) était en visite, mardi, dans les ateliers de Genaveh à Steinfort pour prendre le pouls de l’artisanat au travers d’une aventure commencée en 2017.

«Nous avons eu l’occasion de discuter du secteur artisanal au Luxembourg, de l’export, de notre développement et de nos investissements dans l’agrandissement de notre atelier», résume Alexandra Kahn.

Surface plus que doublée

À l’étroit, la chocolaterie a profité de la vacance du hall voisin pour faire passer sa surface d’exploitation de 300 à 700m2. Après aménagements, l’équipe gagnera le nouveau hall, ce qui permettra de s’attaquer au local actuel, puis de faire communiquer les deux halls à la fin des travaux.

«Nous allons en profiter pour refaire notre boutique avant Noël», précise celle qui dirige une équipe permanente de six personnes. «Nous allons désormais bénéficier d’un espace qui correspond à nos activités, pour gagner en efficacité, au service de nos produits.»

Discrète sur le chiffre d’affaires de l’entreprise, sa dirigeante annonce qu’il a presque doublé sur la période 2018-2019. Un indicateur positif qui, combiné à d’autres, a poussé le partenaire bancaire à jouer le jeu pour le chantier en cours. «Nous avons aussi bénéficié d’aides à l’investissement de l’État. Sans cela, nous n’aurions pas pu réaliser ce projet.»

Paris, Bruxelles, Israël, Canada…

Le soutien de partenaires d’un côté, la demande des clients qui se confirme malgré la crise de l’autre. Cette année 2020 difficile a en effet permis de mesurer l’appétit pour les produits, sans que ceux-ci n’aient fait l’objet d’animations sur site, qui s’avèrent souvent précieuses pour capter de nouveaux clients.

«Nous avons été ravis de voir nos clients effectuer régulièrement des commandes en ligne, et ils continuent de le faire, c’est une habitude désormais ancrée», ajoute Alexandra Kahn, pour qui «la rentrée commence bien», même si les commandes des cadeaux d’entreprises demeurent incertaines, à quelques semaines de Noël.

Distribués dans une trentaine de points de vente au Luxembourg, les chocolats se retrouvent aussi en bonne place à la Grande Épicerie du Bon Marché Rive Gauche de Paris.

«Après un essai en mars, nous avons reçu la bonne nouvelle de pouvoir rester toute l’année. Nous sommes d’autant plus ravis que nous n’avons pas pu faire d’animation en raison des restrictions sanitaires, les gens ont donc découvert les produits sans les connaître», note Alexandra Kahn. «Mais nous allons organiser des animations à Paris à partir de fin novembre durant quatre week-ends.»

Nouvelle destination en vue: Bruxelles, où un pop-up store va voir le jour du 12 au 18 octobre chez le Traiteur Pandin, à la galerie Saint-Hubert. Et les douceurs semblent convaincre sous d’autres latitudes, puisque des commandes sont prévues pour Israël, le Canada, bientôt l’Arabie saoudite et le Japon.

Au pays de la finance et des start-up, l’artisanat permet d’exporter un autre savoir-faire et d’apporter des touches complémentaires à son image.