POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Finances publiques

La CGFP veut une fiscalité plus juste



Romain Wolff et la CGFP demandent au gouvernement de concrétiser dans la prochaine réforme fiscale les promesses qui ont été faites. (Photo: Matic Zorman/Archives Paperjam)

Romain Wolff et la CGFP demandent au gouvernement de concrétiser dans la prochaine réforme fiscale les promesses qui ont été faites. (Photo: Matic Zorman/Archives Paperjam)

La CGFP se positionne quant à la prochaine réforme fiscale. Et plaide pour une imposition allégée en faveur des ménages.

La Confédération générale de la fonction publique (CGFP) a le mérite de la franchise. Pour son président Romain Wolff, il n’existe pas au Luxembourg «d’équité fiscale». Dès lors, les espoirs placés dans la prochaine réforme annoncée par le gouvernement sont grands. Jeudi, la CGFP en a dévoilé le catalogue et indiqué souhaiter que les promesses faites se concrétisent.

La priorité absolue est évidemment de soulager les ménages. Et aucun acquis ne peut être remis en question. «L’inégalité de taxation entre le travail et le capital ne peut être sans fin», souligne la CGFP.

Renforcer le cadre de l’administration

La classe unique d’imposition annoncée par le ministère des Finances devra aller en ce sens. Un changement parmi d’autres qui imposera aussi que l’administration fiscale soit renforcée et que la loi sur les impôts soit simplifiée.

Le logement fait aussi partie des préoccupations de la CGFP, qui demande l’élargissement du taux de TVA super-réduit de 3% sur le premier logement. La spéculation foncière devra aussi être endiguée, et Romain Wolff suggère une taxe de 5% sur la valeur du terrain détenu.

Les fonds d’investissement spéciaux sont aussi dans le collimateur syndical, qui demande une hausse de la taxe d’abonnement, qui, à 0,01% de l’avoir net, est trop faible selon Romain Wolff.