COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

DANS LE LAND

«Ce n’est pas normal pour un pays aussi riche»



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Dans ce numéro, le Land revient sur l’organisation du secteur de la santé. (Photo: d’Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, zoom sur les services de santé.

C’est une phrase que le ministre de la Santé, Étienne Schneider (LSAP), utilise à plusieurs reprises dans son interview avec le Land. Le programme gouvernemental prévoit une «décentralisation» des services de santé, ce qui veut dire réduire la concentration au seul secteur hospitalier pour améliorer la couverture territoriale de ces services.

Pour y arriver, Étienne Schneider a lancé une réflexion avec les acteurs du terrain. Ils doivent choisir dans quels domaines opter pour des «cabinets de groupes» de médecins libéraux et dans quels domaines opter pour des «antennes» d’hôpitaux.

Ce qui n’est pas du tout une question purement technique. Car elle touche aussi à la rémunération du personnel et aux futurs tarifs que la CNS pourra appliquer. On en arrive donc à l’interrogation: «Combien du marché et combien d’États dans le domaine de la santé?»

Un problème qui se pose dans le conflit autour de l’utilisation des appareils IRM, qui a été transmis récemment à la Cour constitutionnelle pour une décision de principe.

La bonne Idea du LSAP

La semaine prochaine, le Parlement votera une des plus importantes augmentations du salaire social minimum dans l’histoire luxembourgeoise et réalisera ainsi une promesse électorale du LSAP. Mais malgré l’ampleur de l’augmentation, le débat est étrangement dépassionné.

Même les Chambres professionnelles ont renoncé à crier victoire ou à prédire la ruine des entreprises. Car deux tiers de l’augmentation sont en réalité une subvention des salaires nets financée par l’État à travers un nouveau crédit d’impôt.

La Chambre de commerce prétend même que son laboratoire d’idées Idea est à l’origine de la formule magique du LSAP.

Toc-toc!

En octobre ou novembre 2020, cinq évaluateurs du Groupe d’action financière (Gafi) débarqueront au Grand-Duché. Leur mission d’inspection durera dix jours ouvrables. Leur rapport devra déterminer si le lourd arsenal légal transposé par le Luxembourg a une efficacité sur le terrain, là où se font les affaires.

Il engagera la crédibilité politique de Pierre Gramegna , le ministre des Finances qui, avec le zèle du converti, a érigé la transparence et la compliance en nouvelle religion d’État. Du coup, les troupes se mobilisent, coordonnées par Michel Turk, le nouveau «Monsieur Gafi» du gouvernement.