POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Déchets nucléaires

«Un incident diplomatique» entre la Belgique et le Luxembourg



La ministre belge de l'Énergie et de l'Environnement, Marie-Christine Marghem, a dénoncé mardi «une campagne de désinformation» de son homologue luxembourgeoise. (Photo: SIP/Emmanuel Claude)

La ministre belge de l'Énergie et de l'Environnement, Marie-Christine Marghem, a dénoncé mardi «une campagne de désinformation» de son homologue luxembourgeoise. (Photo: SIP/Emmanuel Claude)

La ministre belge de l’Énergie et de l’Environnement accuse Carole Dieschbourg de «désinformation» concernant l’enfouissement de déchets nucléaires.

«Ils procèdent à l’envers: ils veulent définir les zones de stockage sans savoir quel est l’impact environnemental»: voilà ce que déclarait,  mardi 12 mai en conférence de presse , la ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg (Déi Gréng), à propos du projet d’enfouissement sous terre de déchets nucléaires, proposé par l’Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (Ondraf), l’autorité belge pour la gestion des déchets nucléaires.

La réaction belge n’a pas tardé: la ministre de l’Énergie et de l’Environnement, Marie-Christine Marghem, a dénoncé mardi «une campagne de désinformation» de son homologue luxembourgeoise.

Dans une déclaration, elle s’étonne des propos de Carole Dieschbourg, qui n’a pas eu de contacts avec les ministres fédéraux belges compétents et considère qu’il s’agit d’un «incident diplomatique sérieux».

«Supposés sites»

En Belgique, aucune décision n’a encore été prise quant à la destination finale des déchets, mais Carole Dieschbourg avait tenu à prévenir la population luxembourgeoise des risques potentiels, alors que les citoyens luxembourgeois peuvent participer à la consultation publique jusqu’au 13 juin.

«Diffuser une carte avec ces supposés sites auprès de la population luxembourgeoise ou parler d’une éventuelle pollution de l’eau n’est ni plus ni moins qu’une campagne de désinformation préjudiciable», ajoute Marie-Christine Marghem.

Quant à Carole Dieschbourg, elle estime que «le rapport de l’Ondraf ne nous permet pas de connaître les incidences environnementales sur l’eau, le pays et la population». «Or, des couches géologiques pénètrent jusque dans notre pays, ce qui peut occasionner des problèmes pour l’eau potable pendant des centaines d’années. Il nous faut donc beaucoup plus d’informations.»