ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Rachat de Digital.Security

Atos continue ses emplettes au Luxembourg



Avec Digital.Security et Paladion, Atos accentue encore son leadership dans la cybersécurité en Europe. (Photo: Shutterstock)

Avec Digital.Security et Paladion, Atos accentue encore son leadership dans la cybersécurité en Europe. (Photo: Shutterstock)

À la baguette de Meluxina, le HPC luxembourgeois, le groupe Atos a racheté deux acteurs de la cybersécurité. Dont Digital.Security, présent au Luxembourg et spécialisé dans les centres d’alerte aux attaques informatiques.

15 jours après que le Premier ministre, Xavier Bettel (DP), et son ministre de l’Économie, Franz Fayot (LSAP) ont annoncé chez LuxProvide qu’ils avaient retenu le français Atos pour le supercalculateur luxembourgeois , la société française annonce avoir racheté deux sociétés spécialisées dans la cybersécurité.

Le numéro 1 du cloud, de la cybersécurité et des supercalculateurs réalise une prise de choix avec les 250 experts de Digital.Security , dont une filiale est située à Livange: au cœur de ses spécialités, les CERT – ou «computer emergency response teams» –, qui ont la tâche de réagir aussi vite que possible face aux attaques contre des entreprises ou des administrations.

Au Luxembourg, on compte quatre CERT: la stratégique Govcert qui protège l’État; le Circl; celle de la Restena (éducation et recherche); et le CERT privé d’iTrust Consulting.

La veille, le 12 octobre, Atos avait annoncé avoir finalisé l’acquisition de Paladion, un fournisseur mondial de services de sécurité gérés basé aux États-Unis et ses 800 employés. 

«Atos disposera des capacités de détection et de réponse («managed detection & response» ou MDR, ndlr) dont ses clients ont besoin lorsqu’ils adoptent des stratégies de transformation hybrides et multicloud, avec de multiples centres dédiés. D’autre part, Atos renforce ainsi ses compétences en matière d’anticipation, de gestion et de réponse face aux cybermenaces», note Bourse Direct .

Deux investissements stratégiques, au montant non communiqué, au moment où l’Europe se prépare au boom des objets connectés.