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Cycles Arnold Kontz, retour vers le futur à la gare



L’histoire du groupe a débuté à la gare. Le quartier le voit revenir avec 600 mètres carrés dédiés aux cycles. (Photo: Nader Ghavami)

L’histoire du groupe a débuté à la gare. Le quartier le voit revenir avec 600 mètres carrés dédiés aux cycles. (Photo: Nader Ghavami)

Cycles Arnold Kontz vient d’ouvrir son nouveau magasin dans le quartier de la gare, qui a vu naître le groupe. L’offre mise sur une sélection de marques en fonction d’un public cible de plus en plus large. À l’heure des grands débats sur la mobilité.

Le quartier de la gare poursuit sa mutation. Entre arrivée de nouvelles entreprises, rénovation de bâtiments en cours et travaux pour le tram, annoncé pour la fin de l’année. Un quartier dans lequel la famille Kontz a choisi de revenir. Non pas sur quatre, mais sur deux roues.

Le magasin Cycles Arnold Kontz a en effet ouvert ses portes le jeudi 27 février sur 600m2 dédiés aux vélos et autres cyclomoteurs, à quelques mètres de l’avenue de la Liberté: au 3, rue de Strasbourg.

Vélos pour la famille et leurs accessoires au rez-de-chaussée, cyclomoteurs Peugeot au niveau inférieur et la gamme de vélos de courses et de VTT Bianchi à l’étage, les modèles sont répartis selon les univers, avec l’objectif de toucher un public varié.

«Nous recherchons des produits de qualité, mais qui n’affichent pas des prix sans véritable plus-value», déclare  Benji Kontz , administrateur délégué du groupe Arnold Kontz.

L’immeuble rénové est issu de la fusion de trois anciennes unités séparées. Un travail mené avec les architectes du bureau AU21. (Photo: Nader Ghavami)

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Le rez-de-chaussée, consacré aux vélos pour la famille, sur route ou en VTT, ainsi qu’aux accessoires. (Photo: Nader Ghavami)

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Certains accessoires transcrivent une touche volontairement «vintage». (Photo: Nader Ghavami)

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La marque italienne Cingomma veut redonner vie aux résidus de pneus de bicyclette en créant une gamme de ceintures. (Photo: Nader Ghavami)

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Les vélos électriques, très tendance sur les pistes cyclables du pays. (Photo: Nader Ghavami)

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L’entreprise a choisi de travailler avec des vélos légers de la marque Frog, adaptés à la morphologie des enfants. (Photo: Nader Ghavami)

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Le groupe Kontz, dirigé par Benji Kontz, a acquis les bâtiments il y a trois ans. (Photo: Nader Ghavami)

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Outre les vélos électriques, très prisés pour sillonner les pistes cyclables le week-end, au rez-de-chaussée, le premier étage est dédié à Bianchi, une marque haut de gamme bien connue des spectateurs du Tour de France et des cyclistes confirmés.

La marque italienne Bianchi, du nom de son fondateur Edoardo, est née à Milan en 1885. (Photo: Nader Ghavami)

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La technologie s’invite de plus en plus dans la passion cycliste. Ici avec un simulateur sur écran relié à une roue arrière reproduisant le dénivelé et les impressions de la route. À l’image, Julian Chapron, un des 12 employés du magasin. (Photo: Nader Ghavami)

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L’entraînement se prolonge aussi en intérieur avec un système baptisé Tacx. (Photo: Nader Ghavami)

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Lorsque l’achat plaisir dépasse facilement la barre du millier d’euros, le client attend une ergonomie optimale. L’entreprise a choisi d’investir quelque 35.000 euros dans un système de réglage en fonction de la morphologie du cycliste. À l’image, Julian Chapron, un des 12 employés du magasin. (Photo: Nader Ghavami)

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Point commun avec le secteur automobile dans lequel le groupe Kontz est actif depuis 1959, les vendeurs doivent s’investir dans les marques qu’ils proposent.

«Nous suivons une formation proposée par Bianchi et nous sommes régulièrement en contact avec les représentants pour être informés des nouveautés», déclare Julian Chapron, un des 12 employés de Cycles Arnold Kontz. Le jeune homme a trouvé dans l’entreprise la rencontre entre sa passion du vélo et ses études dans la vente. «Il faut s’y connaître pour bien conseiller les clients à l’achat de ces modèles, qui représentent un certain budget. Nous remarquons que les clients sont bien préparés et documentés.»

Le créneau du leasing

Importateur des scooters Peugeot depuis 1958, le groupe voit la gamme de la marque française s’élargir en fonction des besoins des clients, qu’ils soient des particuliers ou des entreprises.

«Peugeot a été précurseur dans la mobilité électrique à l’époque où personne n’en voulait, en 1996», se souvient Daniel Mendez, responsable du magasin, 28 ans de maison. «Ce type de scooter, dont la batterie est amovible pour la recharge, est aussi demandé par différentes sociétés, dans la restauration notamment, qui l’utilisent en ville pour leurs livraisons.»

Exception dans cet univers des deux-roues, des scooters orientés vers des trajets plus longs. (Photo: Nader Ghavami)

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Du vintage encore, à la façon moderne chez Peugeot. (Photo: Nader Ghavami)

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Les scooters Peugeot sont commercialisés depuis 1958 par le groupe Kontz. (Photo: Nader Ghavami)

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En pleine période de réflexion sur la mobilité au Luxembourg, Cycles Arnold Kontz compte marquer de son empreinte le cœur de la capitale, en complément d’un secteur automobile qui n’est pas si éloigné que cela.

«Certaines entreprises proposent désormais des vélos à leurs employés en complément pour leur mobilité et les sociétés de leasing commencent à inclure les vélos dans leurs offres», pointe Benji Kontz.

François Faber et AKO

Après la route de Thionville, où resteront les ateliers de réparation des scooters, Cycles Arnold Kontz est donc de retour dans un quartier qui a vu l’entreprise familiale grandir. Lorsque l’arrière-grand-père de Benji, Arnold (1893-1954), s’est découvert une passion pour le vélo grâce à son ami, un certain… François Faber. Il fut le premier vainqueur luxembourgeois sur le tour de France en 1909.

Leurs portraits trônent dans le magasin, qui propose à l’entrée un espace café baptisé «Akor Café & Cycles». Une référence à la marque (acronyme pour Arnold Kontz Räder) créée en 1917 et vendue dès 1921 dans un magasin au 33, avenue de la Gare.

En 1938, le magasin était situé au 16, avenue de la Gare, où il restera jusqu’au déménagement à la route de Thionville en 2006.

Le portrait d’Arnold, le fondateur de ce qui allait devenir le groupe familial, est exposé à l’entrée des lieux. (Photo: Nader Ghavami)

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Une partie des réparations effectuées sur place concerne aussi des sociétés de location de vélos. (Photo: Nader Ghavami)

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Le portrait de François Faber, vainqueur luxembourgeois du Tour de France en 1909. (Photo: Nader Ghavami)

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Si le cœur de l’activité du groupe reste bel et bien l’automobile, les vélos et cyclomoteurs représentent, outre la valeur sentimentale et l’héritage, une volonté de laisser libre cours à l’esprit entrepreneurial.

«Nous pouvons encore plus apporter de passion au travers des cycles, les gens viennent ici véritablement pour Arnold Kontz plus que pour des marques de voiture», pointe le cycliste assidu qu’est Benji Kontz.