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Revue de presse

ArcelorMittal ne veut pas prolonger la tripartite



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Direction, syndicats et responsables de l’Adem réunis en 2017 autour du ministre du Travail de l’époque, Nicolas Schmit, pour signer le dernier accord tripartite en date. (Photo: Sébastien Goossens/Archives Paperjam)

La direction du groupe sidérurgiste a réagi aux demandes des syndicats OGBL et LCGB de voir l’accord tripartite «post-Lux 2016» maintenu au-delà du 1er juillet 2019. Transformation ne rime pas avec réduction d’effectifs, assure le groupe.

La direction d’ArcelorMittal a réagi auprès de nos confrères du Wort  à la demande des syndicats OGBL et LCGB  concernant la préservation de l’accord tripartite «post-Lux 2016» au-delà du 1er juillet prochain.

Un accord conclu en 2017  sous l’égide du ministre du Travail de l’époque, Nicolas Schmit (LSAP), qui succédait  au plan «Lux 2016»  et couchait sur papier les mesures sociales et autres investissements pour accompagner la transformation des sites luxembourgeois du groupe sidérurgique.

Pour le porte-parole d’ArcelorMittal Luxembourg, Pascal Moisy, cité par le Wort, «la tripartite demandée par les syndicats ne se justifie pas à la date d’aujourd’hui, parce que nous ne sommes pas dans un projet de restructuration ou d’arrêt d’activité. Notre projet vise plutôt l’optimisation de l’organisation de l’entreprise. En d’autres termes, nous ne sommes pas dans une situation de crise qui nécessiterait un nouvel accord tripartite.»

ArcelorMittal a présenté fin février un projet de «transformation» des sites de Differdange et de Belval aux représentants du personnel. Un projet qui a trouvé écho à la Chambre et qui prévoit d’adapter les méthodes commerciales et de production au marché. Et d’accélérer le recours à la digitalisation et à l’automatisation.

Quant à la crainte de réduction d’effectifs évoquée par les syndicats, Pascal Moisy se veut rassurant et défend plutôt une approche préventive: «Si on ne fait rien, on sera un jour ou l’autre confronté à de grosses difficultés. Il faut garder la main sur notre avenir.»