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#EUROPÉENNES2019

751 députés répartis en 8 familles



Avec le Conseil de l’Union européenne et la Commission, le Parlement est un des rouages essentiels de la mécanique européenne. Le Luxembourg choisira six députés européens dimanche, appelés à siéger durant cinq ans.

Ce n’est pas lui faire injure que d’affirmer que le fonctionnement de l’Union européenne n’est pas toujours facile à comprendre. Trois organes ont un rôle vital. La Commission, tout d’abord, qui est chargée de la mise en œuvre de la politique européenne et a aussi l’initiative législative.

Le Conseil a pour sa part le pouvoir de décider des actes législatifs et budgétaires.

Le Parlement, enfin, est l’organe parlementaire européen et des pouvoirs législatifs, en partie revus par le traité de Lisbonne. Il participe à l’élaboration des directives et des règlements, participe au vote du budget de l’Union, désigne le président de la Commission et peut déposer une motion de censure à l’encontre des commissaires...

CSV, DP et Déi Gréng

La plénière réunit 751 députés issus des 28 pays toujours membres de l’Union, en proportion de la population du pays. Le Luxembourg dispose de 6 représentants.

Lors des élections de 2014, le CSV a compté trois élus ( Viviane Reding , Georges Back et  Frank Engel)  qui ne se représentent plus pour différentes raisons. Christophe Hansen a remplacé Viviane Reding, et lui sera bien en lice ce dimanche.  Charles Goerens  était élu pour le DP,  Claude Turmes  pour Déi Gréng (il laissera sa place quand il remplacera Camille Gira au gouvernement) et  Mady Delvaux  pour le LSAP.

Dans les chiffres, le CSV dominait assez largement avec 37,65% des voix pour 15,01% à Déi Gréng, 14,77% au DP et 11,75% au LSAP. Les cinq autres partis qui présentaient des listes étaient sous la barre des 10%.

Ils seront 10 dimanche prochain à se présenter aux électeurs.

Le CSV au sein d’un PPE hétéroclite

Six députés: il n’est donc pas facile de peser quand on est aussi peu nombreux. Raison pour laquelle les partis nationaux se regroupent en familles au sein de l’hémicycle européen. Avec 217 députés, c’est le Parti populaire européen (PPE) qui domine. Le CSV en fait partie.

Mais le PPE souffre aussi du fait d’être composé de formations aux philosophies politiques très différentes. On y retrouve ainsi le cdH, les élus italiens de Forza Italia, le parti social-démocrate portugais, la CDU allemande, mais aussi le Fidesz hongrois de Viktor Orban ou le parti libéral-conservateur polonais. Fatalement, cela crée des dissensions, notamment par rapport aux postures très radicales du Fidesz.

Au point de faire réfléchir certains à leur allégeance au PPE. En France, rien ne laisse croire que les futurs élus de La République en Marche feront ce choix après le 26 mai. Tandis que le cdH belge a déjà menacé aussi de claquer la porte, alors que son député a parfois voté contre les propositions de sa famille.

Assez naturellement, le DP est intégré à l’Alliance des libéraux et démocrates (ADLE), présidée par Guy Verhofstadt et très visible lors des négociations du Brexit. Tandis que Déi Gréng est tout aussi logiquement dans la famille des Verts et le LSAP au sein de la famille socialiste et démocrate (S&D).

Les autres groupes politiques sont les conservateurs et réformistes de l’ECR, l’ENF (groupe Europe des nations et des libertés), l’EFD (groupe de la liberté et de la démocratie directe) et le groupe confédéral de la gauche unitaire (GUE/NGL). Sans oublier les non-inscrits.