PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Conseils pour réussir grâce aux nouvelles technologies

«2 en 1: quand l’application bancaire devient un moyen de paiement»


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Consulter le solde de son compte en ligne ou effectuer ses paiements via internet est devenu pour beaucoup une habitude. Les possibilités de paiement mobile sont nombreuses. Dans ce contexte en constante évolution, les banques doivent s’appuyer sur les nouvelles technologies pour innover afin de rester compétitives.

Pour ce faire, le défi consiste aujourd’hui à unir le mobile banking et le mobile payment. «Il s’agit pour les banques d’augmenter la fonctionnalité de leurs applications bancaires en intégrant des modalités de paiement pour leurs utilisateurs. L’idée est de leur permettre d’utiliser ces mêmes applications pour payer au quotidien, que ce soit en magasin ou via l’e-commerce. Nous voyons ici, au Luxembourg, le succès de Digicash by Payconiq, avec une utilisation massive du paiement peer-to-peer et de factures», explique James King, Head of Luxembourg chez Payconiq.

Proposer aux clients davantage de services

Pour les banques retail, l’objectif de cette rencontre est de faire entrer davantage leurs applications dans le quotidien des particuliers. «Si vous n’intégrez pas de système de paiement dans votre application, les clients se contentent de l’utiliser de temps en temps pour vérifier leur solde et d’autres informations liées par exemple à leurs prêts. Si, au contraire, vous prévoyez la possibilité d’y réaliser d’autres opérations quotidiennes, comme des paiements mobiles, les clients y reviennent plus régulièrement. L’appli bancaire devient ainsi incontournable.»

Digicash by Payconiq a par exemple aujourd’hui un taux d’adoption au-delà de 40% parmi la population active et compte plus de 170.000 utilisateurs.
James King

James King,  Head of Luxembourg,  Payconiq

En intégrant ce volet paiement quotidien à leur gamme de produits, les institutions bancaires pourraient améliorer leur compétitivité et proposer à leurs clients d’autres services à valeur ajoutée. «C’est le point de départ d’un futur digital multiservice, multiproduit et omnicanal.»

Des banques pionnières

En matière de paiement mobile, les banques luxembourgeoises ont joué un rôle de pionnier. «Elles ont également soutenu l’idée d’ajouter un QR code sur la facture, ce qui est fortement apprécié par les utilisateurs et les émetteurs de factures, tels que les administrations, les sociétés d’assurances et autres.» Le succès du paiement mobile s’explique par la bonne collaboration entre ces banques et les fintech. «Digicash by Payconiq a par exemple aujourd’hui un taux d’adoption au-delà de 40% parmi la population active et compte plus de 170.000 utilisateurs. Grâce au soutien des banques, notamment, au Luxembourg, la Spuerkeess, BGL BNP Paribas, POST Finance, BIL et ING, il a été possible d’attirer certaines entités étatiques et des marchands, et d’obtenir leur confiance. C’est important, car, il y a quelques années, les gens éprouvaient moins l’envie de payer sur internet ou avec leur smartphone.»

Aujourd’hui, ces derniers ont pris l’habitude d’utiliser au quotidien les nouvelles technologies innovantes, avec lesquelles ils sont de plus en plus à l’aise. Cartes contactless, terminaux digitaux, écrans digitaux présentant des QR codes à scanner au moyen d’un smartphone ou renvoyant vers un site de marchand… les différents moyens de régler ses paiements en magasin ou en ligne se multiplient, avec des avantages pour l’utilisateur et le marchand.

Accompagner les institutions bancaires

Pour maximiser ce recours au paiement mobile, il s’agit désormais, au Luxembourg, d’attirer les utilisateurs, mais aussi les commerces. Afin d’atteindre ce double objectif, les fintech comme Payconiq ont un rôle à jouer auprès des banques. «Celles-ci apportent leurs clients et la confiance de ces derniers, tandis que les fintech fournissent la technologie, l’innovation et assurent l’implémentation du système de paiement. Les banques se sentent accompagnées, elles ont la preuve que ce service fonctionne, et elles s’inscrivent parfaitement dans l’écosystème digital que leurs clients réclament.»

La force de notre plateforme de paiement, c’est d’apporter les solutions de paiement et les services qui conviennent le mieux à chacun de nos marchés, tout en gardant l’interopérabilité.
James King

James King,  Head of Luxembourg,  Payconiq

Présente sur l’ensemble du Benelux, Payconiq fournit des solutions de paiement accessibles dans les trois pays avec des modulations locales. «La force de notre plateforme de paiement, c’est d’apporter les solutions de paiement et les services qui conviennent le mieux à chacun de nos marchés, tout en gardant l’interopérabilité. L’avantage est que, lorsqu’on développe un service ou qu’on signe un partenariat pour un marché, les autres pays peuvent aussi en bénéficier.»

C’est l’exemple de l’intégration dans l’application bancaire, lancée fin 2019 en Belgique, avec les banques KBC et ING. Aujourd’hui, 12% du total des transactions Payconiq en Belgique sont réalisés par ce biais. «Au départ, l’idée de l’écosystème de paiement mobile était de créer des applications de paiement mobile à part. Dans la réalité, nous avons vu une fatigue des utilisateurs quant à l’adoption d’une appli différente pour chaque service. En plus de ça, les banques se rendent compte qu’elles souhaiteraient garder le contrôle sur la relation client. Alors, intégrer la possibilité de payer dans les applications bancaires devient une évidence, car cela simplifie l’accès pour les utilisateurs et accélère l’adoption du paiement mobile.»