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En 2018 au Luxembourg

2.400 consultations dispensées par Médecins du monde



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Les personnes soignées par Médecins du monde Luxembourg sont avant tout des hommes (81%), mal logés – seuls 14% avaient un logement personnel – et vivant sous le seuil de pauvreté (93%). (Photo: Médecins du monde / Blitz Agency)

Médecins du monde Luxembourg a publié ce jeudi 18 juillet son rapport d’activité pour l’année 2018. Près de 2.400 consultations de soins de santé ont été dispensées à Luxembourg et à Esch-sur-Alzette.

«La prise en charge médicale des personnes pauvres ou sans adresse au Luxembourg doit être rendue possible par la mise en place de la Couverture sanitaire universelle (Cnu), (...) l’accès aux soins est un droit humain fondamental», insiste le docteur Jean Bottu, président de Médecins du monde Luxembourg, dans le rapport d’activité pour l’année 2018 de l’association.

L’année dernière, Médecins du monde a offert près de 2.400 consultations de soins de santé, à Luxembourg et à Esch-sur-Alzette, «à des personnes n’ayant pas – ou plus – accès au système national de protection sociale». 815 personnes vulnérables et en situation de grande précarité ont fréquenté les permanences quotidiennes et gratuites offertes par les équipes bénévoles de Médecins du Monde.

Au total, en trois ans, entre 2016 et 2018, les équipes de Médecins du monde ont soigné 1.765 personnes différentes. Et depuis le début de cette année 2019, Médecins du monde a déjà offert 1.537 consultations de soins, un chiffre en augmentation par rapport à 2018.

Une personne sur trois souffre de pathologies chroniques

Les personnes soignées par Médecins du monde sont avant tout des hommes (81%), mal logés – seuls 14% avaient un logement personnel – et vivant sous le seuil de pauvreté (93%). À Esch-sur-Alzette, les femmes ont représenté 40% des personnes soignées. 35 enfants ont été pris en charge au cours de l’année 2018.

57% des bénéficiaires des services de Médecins du monde étaient originaires d’un pays européen. Une personne sur trois souffre de pathologies chroniques, telles que diabète, asthme, épilepsie, hypertension artérielle, pathologies psychiatriques, ainsi que toxicomanies et autres dépendances. Parmi toutes les pathologies chroniques, 40% n’étaient pas connues de la personne migrante avant son arrivée en Europe. «La migration pour raisons de santé ou tourisme médical est un mythe», rappelle Médecins du monde.