POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Commission européenne

L’UE maintient ses prévisions de croissance molle



Le commissaire européen à l’Économie, Paolo Gentiloni, ne s’avance pas actuellement sur les conséquences du coronavirus. (Photo: Shutterstock)

Le commissaire européen à l’Économie, Paolo Gentiloni, ne s’avance pas actuellement sur les conséquences du coronavirus. (Photo: Shutterstock)

Selon les nouvelles prévisions économiques de l’Union européenne, 2020 restera une année de croissance modérée. L’épidémie de coronavirus reste jusqu’à présent une inconnue. Tout dépendra de sa durée.

Dans ses prévisions économiques hivernales publiées ce 13 février, la Commission européenne demeure relativement optimiste, malgré l’apparition de nouveaux facteurs de risque comme le coronavirus.

Au niveau de la zone euro, elle estime que la croissance restera stable à 1,2% en 2020 et 2021. Pour l’ensemble de l’Union européenne, la progression calculée est de 1,4% en 2020 et 2021, contre 2,5% en 2019.

La Commission observe que certains risques, notamment ceux liés à une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, sont en passe de se résorber, mais que de nouveaux dangers sont apparus. Notamment l’épidémie de coronavirus qui s’est propagée à partir de la Chine.

Pour le commissaire européen à l’Économie, Paolo Gentiloni, «il est trop tôt pour évaluer les impacts négatifs sur l’économie européenne». Les effets devraient rester limités au cours du premier trimestre, mais si la crise sanitaire devait se poursuivre dans la durée, les conséquences deviendraient plus importantes, étant donné les liens avec l’économie chinoise.

Croissance de 2,7% au Luxembourg

Au niveau du Luxembourg, la croissance devrait être de 2,7% pour l’année 2019, en recul donc par rapport aux 3,1% réalisés en 2019. Mais la Commission prévient toutefois que des révisions pourraient encore être nécessaires en lien avec la méthodologie employée.

Pour cette année, le rapport envisage une progression du PIB de 2,7%, et de 2,6% en 2021. L’économie du pays reste tirée par un niveau très élevé de la consommation privée et, dans une moindre mesure, par la demande extérieure.

Pour les prochaines années, les conditions solides du marché du travail devraient encore tirer la consommation des ménages, même si la croissance de l’emploi devrait se réduire en 2020 et 2021, surtout parmi la population domestique.

Le niveau global d’inflation, estimé à 1,6% en 2019, devrait légèrement progresser en 2020 (1,7%) pour atteindre 1,9% en 2021.