POLITIQUE & INSTITUTIONS

Rainer Klump (Recteur de l’Université du Luxembourg)

«Nous sommes conscients de notre rôle singulier»



«Nous voulons continuer de rendre plus efficaces notre gouvernance et notre structure administrative», affirme Rainer Klump. (Photo: Sven Becker/archive)

«Nous voulons continuer de rendre plus efficaces notre gouvernance et notre structure administrative», affirme Rainer Klump. (Photo: Sven Becker/archive)

Les conclusions des deux évaluations externes sur le fonctionnement de l’Université du Luxembourg, rendues publiques ce lundi, sont encourageantes, selon le recteur de l’Uni. Rainer Klump est toutefois conscient des points à améliorer, notamment en ce qui concerne la gouvernance et la structure administrative de l’institution.

Monsieur Klump, que retiendrez-vous en priorité de ces deux évaluations?

«Les résultats prometteurs de nos unités de recherche nous encouragent à continuer les investissements afin de maintenir notre position internationale, voire de la renforcer.

Nous nous percevons comme un établissement d’enseignement supérieur actif pour notre pays et pour l’ensemble de la région. Cela a été confirmé par ces évaluations, qui soulèvent l’impact de l’Université sur la société et l’économie luxembourgeoises. L’Université incarne déjà le projet d’internationalisation le plus réussi du Luxembourg, et nous continuerons de renforcer notre rôle de plateforme de recherche internationale.

Cette évaluation indépendante signifie que notre performance est vérifiable.

Rainer Klump, recteur de l’Université du Luxembourg

Nous étions conscients d’une partie des points à améliorer qui ont été soulignés. Nous en avons déjà abordé et traité proactivement une partie grâce à une série d’initiatives.

Cette évaluation positive, assurée par une démarche indépendante, signifie que notre performance est vérifiable et démontrable par des faits et des indicateurs. Cela consolide le profil de l’Université et nous rend plus compétitifs pour des partenaires scientifiques, des donateurs, des chercheurs et des étudiants de qualité.

Les conclusions de ces deux évaluations parlent du manque d’autonomie de l’Université par rapport au gouvernement. Êtes-vous d’accord avec cette affirmation?

«Nous voulons continuer de rendre plus efficaces notre gouvernance et notre structure administrative. Nous souhaitons en effet assurer davantage d’autonomie à l’Université ainsi que maintenir une décentralisation en interne. Nous nous inspirons pour cela des meilleurs exemples dans les pays voisins ou plus lointains, comme aux Pays-Bas, au Royaume-Uni ou à Singapour.

Nous acceptons la responsabilité qui nous incombe en tant qu’unique université du pays.

Rainer Klump, recteur de l’Université du Luxembourg

En tant qu’unique université luxembourgeoise, nous sommes bien conscients du rôle singulier que nous jouons pour le pays et que le gouvernement souhaite nous confier des missions et des projets particuliers. Nous acceptons volontairement cette responsabilité – dans la mesure où ces missions entrent dans le cadre et le profil scientifique de l’Université, qu’elles sont adéquatement financées et que leur mise en place est effectuée par l’Université et selon ses procédures et normes.

La représentation des étudiants est un autre bémol notifié par les évaluateurs. Ces problèmes ne sont pas nouveaux et étaient connus par l’Université...

«Nous y travaillons, en effet. Le vice-recteur Romain Martin s’est chargé de ce sujet. En 2016, des représentants des étudiants ont été élus pour la première fois de manière à englober tous les cours et facultés. Avant, cela n’était fait que pour chaque faculté individuellement. Cela signifie que les étudiants seront plus impliqués dans la gouvernance de l’institution. La Maison des arts et des étudiants, qui doit ouvrir cette année, constituera un élément-clé pour développer et accompagner la vie étudiante sur le campus de Belval.»