ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Romain Guillaud - Hopes

«Quand tu es entrepreneur, tu dois tout faire»



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«Il faut être (un peu) fou, car quitter un job avec un salaire fixe, un standard de vie, une routine, c’est sauter d’un avion sans parachute.» (Photo; Hopes)

En amont de l’événement «Start-up Stories: Round 1» hosté par le Luxembourg-City Incubator dans les locaux de la Host le mercredi 20 mars prochain et sponsorisé par la BIL, l’un des start-upper en lice, Romain Guillaud (Hopes), nous partage sa vision de l’entrepreneuriat.

De l’idée à sa concrétisation, il n’y a qu’un pas... et pourtant. Quel a été l’élément déclencheur de votre aventure entrepreneuriale?

Romain Guillaud.- «Trois choses: un papa entrepreneur, travailler pour Elon Musk et Tesla, l’une des entreprises les plus innovantes au monde, et avoir rencontré des partenaires avec qui j’ai décidé qu’il était enfin temps de travailler à mon compte et pouvoir avoir un impact positif pour les générations futures.

L’élément déclencheur a toutefois été d’avoir participé à Fit4Start, concours prestigieux qui nous a permis de créer une structure. Nous avons ainsi cessé d’être des électrons libres et avons pu nous associer officiellement en formalisant ce qui n’était jusqu’alors que de l’engagement verbal.

Nous avons pu poser nos idées sur papier, faire des études de marché et nous rendre vraiment compte de la réalité du terrain.

Quelles sont les qualités nécessaires pour lancer sa start-up?

«Il y en a un certain nombre. Tout d’abord, être passionné par ce que l’on fait et par l’idée que l’on a.

Ensuite, il faut être (un peu) fou. Quitter un job avec un salaire fixe et un standard de vie, une routine, c’est sauter d’un avion sans parachute.

Il faut toutefois rester rigoureux, ne pas partir dans tous les sens, savoir prendre des risques et, surtout, bien s’entourer.

La persévérance est également un élément-clé. Il est difficile de se lancer, de trouver des fonds, des clients, de se faire comprendre par les différentes parties prenantes... mais il ne faut pas lâcher!

Enfin, la polyvalence: quand tu es entrepreneur, tu dois tout faire. Moi j’étais dans la vente et le marketing. J’ai dû apprendre l’administration (heureusement je peux compter sur mon partenaire en matière de finance et de design thinking!). Il faut aimer le parcours, pas juste rêver de la destination.

Avez-vous un conseil à donner à celles et ceux qui hésitent encore à se lancer?

«Suis ton cœur, mais utilise ta tête!

Nous avons traditionnellement été éduqués pour penser à notre carrière et à notre vie et comment nous intégrer dans la société. Aller à l’université, trouver un emploi, une famille, une maison.

‘En grandissant, tes parents, professeurs, la religion ont tendance à te dire que le monde est comme il est et qu’il faut vivre sa vie à l’intérieur de ce monde, essayer de ne pas faire trop de vagues, avoir une belle vie de famille, économiser un peu d’argent. C’est une vie très limitée. La vie peut être beaucoup plus large une fois que tu découvres un simple fait, que tout autour de toi a été inventé par des gens qui n’étaient pas plus intelligents que toi. Et tu peux la changer, l’influencer. Tu peux construire ta réalité et des produits/services que d’autres personnes peuvent utiliser. Une fois que tu as compris cela, tu ne seras plus jamais le même.’ (Steve Job)

Être entrepreneur, c’est risqué, c’est dangereux et courageux, mais je peux te garantir que quand tu suis ton cœur, la vie devient tellement plus. ‘Don’t chase the money, chase the mission’»

Vous pouvez vous inscrire au «Start-up Stories: Round 1» sur le site du Paperjam Club .

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