LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Bien-être

salarié confiné

«On fait tout ce qu’on n’a jamais le temps de faire»



L’équipe de D’Millen et Romuald Collard préparent notamment les Journées du patrimoine de septembre. (Photo: Romuald Collard)

L’équipe de D’Millen et Romuald Collard préparent notamment les Journées du patrimoine de septembre. (Photo: Romuald Collard)

Le centre culturel du moulin de Beckerich D’Millen est à l’arrêt, du moins en ce qui concerne ses activités. Ses employés continuent pour le moment à travailler, y compris le coordinateur culturel Romuald Collard.

Le calme règne au centre culturel du moulin de Beckerich, ce qui n’est pas habituel. La pandémie de Covid-19 est passée par là. «Nous sommes en effet en mode télétravail, dans l’attente de peut-être basculer en chômage provisoire», souligne Romuald Collard, le coordinateur culturel du lieu. «Nous sommes occupés à vérifier si cela est accessible aux asbl.»

La petite équipe travaille donc à distance en quasi permanence. «Avec ma collègue ‘principale’, on essaye quand même de se voir une fois par semaine, en respectant toutes les mesures de précaution», poursuit-il.

Mais se projeter dans le futur est assez compliqué. «Le problème est que nous devons faire avec des dates précises. Mais comment reprogrammer des choses qui seront peut-être à annuler ensuite? C’est quand le déconfinement aura lieu qu’on y verra plus clair. Si c’est pour reprogrammer et annuler une nouvelle fois, cela ne sert à rien», explique-t-il.

Imposer un rythme à sa journée

Le temps est donc mis à profit «pour travailler sur de nouveaux projets, notamment pour les Journées du patrimoine de septembre. On travaille aussi sur nos archives à scanner et à classer. Quelque part, on fait tout ce qu’on n’a jamais le temps de faire. Et on a aussi le luxe de ne devoir prendre aucune décision hâtive, notamment en ce qui concerne notre offre de cours.»

La vie du moulin est donc au ralenti. «C’est un état de fait et il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur. J’ai appris à rester philosophe», poursuit Romuald qui, en mode télétravail, s’est imposé un rythme. «C’est indispensable pour moi, j’en avais besoin. J’ai des plages claires de travail et de loisirs. Et je m’en tiens à cela. Il y a des avantages à cela: je me lève tôt et je vais courir avec ma fille, alors que je ne pensais pas refaire du sport. Et le chien sort aussi plusieurs fois par jour! Pour lui, cette période, c’est du bonheur… Ma journée est ainsi bien rythmée.»