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Lydie Polfer – bourgmestre de la Ville de Luxembourg

«Nous n’avons pas de problème d’investissement»



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Pour Lydie Polfer, «nos problèmes sont plutôt liés à un grand développement économique qui pose des challenges au niveau de la mobilité et du logement». (Photo: DR)

À l’occasion de la cérémonie qui s’est tenue sur le stand du Luxembourg au Mipim 2019, Paperjam.lu a posé cinq questions à Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg.

Pourquoi avoir décidé de faire ce déplacement au Mipim?

Lydie Polfer . – «C’est une tradition depuis plusieurs années que le bourgmestre de Luxembourg se rende au Mipim. La plupart des projets d’investissement se trouvent sur le territoire de la Ville de Luxembourg, donc le Mipim est toujours une occasion de voir en peu de temps beaucoup d’acteurs qui sont actifs sur la Ville de Luxembourg.

Est-ce pour vous l’occasion de rencontrer d’autres maires de capitales européennes et de discuter des projets qui ont lieu sur les différents territoires?

«Non, pas vraiment. Nous nous concentrons sur le stand du Luxembourg. Mais je vais voir les différentes maquettes qui sont exposées pour découvrir les différentes tendances de l’urbanisme de par le monde. Le Mipim offre une occasion unique de voir les grands projets qui se font dans différentes villes et différents pays. C’est aussi une source d’inspiration.

D’après vous, comment le Luxembourg peut-il tirer son épingle du jeu au milieu de tous ces acteurs?

«Le développement que le Luxembourg connaît depuis une vingtaine d’années montre bien que celui-ci devient de plus en plus attractif pour les investisseurs, pour la simple raison que le Luxembourg est une plaque tournante de l’économie, de la finance, et évidemment, c’est aussi un pays politiquement et socialement stable.

Le multilinguisme fait que des personnes venues d’horizons divers se sentent quand même à l’aise au Luxembourg.

Lydie Polfer,  bourgmestre,  Ville de Luxembourg

Les résultats de l’étude Mercer viennent de placer Luxembourg comme étant la ville la plus sûre au monde. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problèmes chez nous, mais il semble que nos problèmes soient beaucoup moins grands qu’ailleurs. Cela attire les investisseurs. Et le multilinguisme fait que des personnes venues d’horizons divers se sentent quand même à l’aise au Luxembourg.

Est-ce que la qualité urbanistique et architecturale est encore un sujet pour lequel il faut se battre?

«Rien n’est jamais acquis! Il faut construire non seulement du volume, mais surtout de la qualité. C’est une des raisons pour lesquelles il est important de parler avec les responsables des investissements financiers pour qu’ils ne regardent pas que le bénéfice qu’ils peuvent tirer de ces projets immobiliers, mais aussi et surtout pour qu’ils apportent de la qualité urbanistique et architecturale.

Quelles sont vos attentes pour cette participation au Mipim 2019?

«Je vois que d’année en année, il y a de plus en plus de personnes qui viennent pour la journée luxembourgeoise et qui s’intéressent donc à notre pays, à notre développement. Évidemment, beaucoup de ceux qui participent au Mipim viennent parce qu’ils manquent d’investissements. Cela n’est pas notre cas. Nos problèmes sont plutôt liés à un grand développement économique qui pose des challenges au niveau de la mobilité et du logement. Mais ensemble, avec aussi bien le côté privé que le public, nous allons nous donner les moyens de réaliser un développement extraordinaire.»