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Smart Meter

Vers une consommation d’énergie mieux maîtrisée



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Au total, 380.000 nouveaux appareils devraient être installés d'ici 2019 pour les compteurs électriques, et 2020 pour les compteurs à gaz. (Photo: DR)

Les premiers compteurs intelligents pour le gaz et l’électricité vont faire leur apparition dès ce vendredi. Ils doivent permettre aux consommateurs de mieux maîtriser leur consommation d’énergie. Et donc leurs dépenses.

Annoncé il y a un peu moins d’un an, le projet Smart Meter, visant à la mise en place de compteurs intelligents pour mesurer la consommation de gaz et d’électricité, va être lancé à travers le pays à compter de ce 1er juillet.

Ces compteurs, fabriqués selon les exigences et les spécificités du marché luxembourgeois, doivent permettre une mesure détaillée de la consommation – mais aussi de la production – de chaque habitation, et de transmettre plusieurs fois par jour ces informations, de manière cryptée par le réseau électrique, à une plateforme qui les collectera et les transmettra aux différents gestionnaires.

Cette plateforme a été constituée en 2012 sous la forme d’un groupement d’intérêt économique (GIE) dénommé Luxmetering et rassemblant sept gestionnaires de réseau d’électricité et de gaz que sont Creos, Sudstroum, Sudgaz, Electris, la Ville de Diekirch, ainsi que celles d’Ettelbruck et de Dudelange.

Double avantage

Présentés ce mardi matin par le ministre Étienne Schneider, les compteurs intelligents ont le double avantage de permettre au client une meilleure maîtrise de sa consommation, et donc de ses dépenses énergétiques, et de ne plus nécessiter le déplacement d’agents pour relever ces compteurs.

«Ils renforceront aussi la sécurité d’approvisionnement et la fiabilité des réseaux d’énergie», a encore ajouté le ministre de l’Économie, pour qui ces nouveaux appareils – certifiés sans risques pour la santé – «constituent également un futur élément de l’infrastructure technologique nécessaire pour décliner la pensée de Jeremy Rifkin visant à associer technologies de l’information, énergies renouvelables et réseaux de transport intelligents».

380.000 appareils installés

Le remplacement des anciens compteurs et la pose des nouveaux devraient s’étaler jusqu’en 2019 pour les compteurs électriques et en 2020 pour les compteurs à gaz.

Pour un coût de l’ordre de 70 millions d’euros, cela devrait représenter 380.000 nouveaux appareils fabriqués d’une part par les françaises Sagemcom et Atos pour les compteurs électriques – en charge aussi du système central de collecte de données –, ainsi que par l’allemande Elster et la danoise Flonidan pour les compteurs à gaz.