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Mobilité 2.0

Un monorail à l’étude en soutien au «super-bus»



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La possibilité d’installer un monorail le long de l’A4 entre les environs d’Esch-sur-Alzette et Leudelange ou Hollerich est en cours, confirme François Bausch. (Photo: Licence C.C.)

Les réflexions en cours destinées à faire du Luxembourg «un modèle de mobilité d’ici cinq ans» se poursuivent. Parmi les projets analysés, l’installation d’un nouveau système de transport reliant Micheville à la capitale, en plus du bus à haute capacité déjà annoncé.

Axe privilégié de la stratégie de diversification, le développement de la conduite autonome et de l’électromobilité suit son cours. Vouées à faire du Luxembourg «un modèle de mobilité d’ici cinq ans», les analyses en cours «concernent toutes les technologies qui peuvent répondre à nos objectifs», assure François Bausch (Déi Gréng), ministre du Développement durable et des Infrastructures. Parmi elles, la possibilité d’installer un monorail entre la région d’Esch-sur-Alzette et Luxembourg-ville.

Déjà évoquée de l’autre côté de la frontière pour relier Thionville à la capitale, l’idée serait cette fois-ci appliquée «au départ de Micheville pour aller soit en direction de Leudelange, soit vers Hollerich», explique le locataire de la Héischhaus, qui précise que si «tout est possible à ce stade en termes de technologie, la solution viendra épauler le super-bus qui est la solution minimale pour répondre à nos besoins futurs de mobilité dans le sud du pays».

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Destiné à soutenir l’essor de la zone comprise entre Dudelange et Rodange via la mise en place d’un réseau multimodal circulant en site propre, le projet de «bus à haut niveau de service» ne devrait cependant pas voir le jour avant l’horizon 2025. Soit le délai également estimé pour l’émergence des premiers logements qui doivent voir le jour sur les 62 hectares des anciennes friches industrielles d’Esch-Schifflange. Des friches où, à terme, plusieurs milliers de nouveaux habitants devraient s’installer même si aucun chiffre sur les capacités totales n’a été évoqué à ce jour.

Réalisées dans le cadre de l’élaboration d’une «stratégie de mobilité 2.0», les études en cours doivent aboutir à la mise en place d’un plan directeur qui «prendra en compte non seulement les coûts des infrastructures, mais aussi les coûts externes comme ceux liés à l’environnement». Dans ce contexte, une étude sur les habitudes de déplacement a été menée auprès de 100.000 personnes, dont 42.000 frontaliers. Les résultats de cette étude devraient être présentés «fin décembre», selon le ministère du Développement durable et des Infrastructures.