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Financement et accompagnement

«Tel Aviv on Fire», une coproduction déjà repérée



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Le film est le fruit d’un pari emmené par le Luxembourg. (Photo: Samsa Film)

Le film «Tel Aviv on Fire» fait partie des quatre coproductions internationales que le fonds adossé au Festival du film de Turin vient de sélectionner. Un long métrage estampillé Samsa Film qui place le Luxembourg en partenaire audacieux d’une création qui l’est tout autant.

«Tel Aviv on Fire», une coproduction emmenée par le Luxembourg (Samsa Film) avec Israël (Lama Films), la France (TS Production) et la Belgique (Artémis Productions), a retenu l’attention du TFL Audience Design Fund à Turin. 

Adossé au TorinoFilmLab, lui-même évoluant dans le cadre du Festival du film de Turin, le fonds accorde un soutien financier et un accompagnement durant la phase de postproduction autour des moyens et réflexions pour atteindre le public. Il vient de soutenir quatre coproductions, dont «Tel Aviv on Fire» qui recevra 40.000 euros.

Soutenir un film d’un pays qui n’existe pas

Contacté par Paperjam, le producteur de Samsa Film, Bernard Michaux, se réjouit du soutien obtenu à Turin et, plus globalement, de la constellation de partenaires qui s’est mise en place autour du projet. Avec un appui financier d’Eurimages et du Film Fund (908.000 euros) au Luxembourg. 

«C’est une coproduction qui n’était pas simple, elle n’aurait pas pu avoir lieu sans l’aide luxembourgeoise», déclare Bernard Michaux. «Le Luxembourg a été prêt à soutenir un film sur un pays qui n’existe pas. Ce genre de projet ne peut se monter qu’en Europe, j’imagine mal les États-Unis traiter du sujet.»

Couleurs luxembourgeoises

L’histoire est justement celle de Salam, un trentenaire palestinien vivant à Jérusalem, stagiaire sur le tournage du soap à succès «Tel Aviv on Fire». «Tous les jours, il doit traverser un check point pour aller aux studios. Un jour, il est arrêté́ par le chef du check point, Assi, dont la femme est fan du soap. Pour la reconquérir, Assi va obliger Salam à changer le cours de l’histoire du feuilleton…», indique le synopsis du film.

Le long métrage, dont les premières images seront visibles sous peu, aura une forte couleur locale. «Une large partie du film a été financée, mais aussi réalisée au Luxembourg», ajoute Bernard Michaux, citant les maquillages, les costumes, la musique, la décoration, la production, le premier assistant et le tournage de nombreuses scènes. «Une belle expérience» autour de ce film du réalisateur palestinien Sameh Zoabi, résume Bernard Michaux. En attendant d’autres annonces…