ENTREPRISES & STRATÉGIES — Artisanat

MICHEL RODENBOURG

"Retrousser nos manches"



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Le nouveau président de la CLC entend, plus que jamais, fédérer l’ensemble des secteurs de son institution.

Michel Rodenbourg succède à Erny Lamborelle à la présidence de la Confédération Luxembourgeoise du Commerce. A ses côtés siégeront Fernand Ernster (Ernster – L’Esprit livre), Jos Sales (Groupe Sales-Lentz) et Laurent Schonckert (Groupe Cactus).

Monsieur Rodenbourg, quelles sont les grandes lignes de votre programme?

«Il est encore trop tôt pour en connaître le détail, mais je vais m’atteler à travailler dans la continuité. La CLC repose sur trois piliers, le commerce, les transports et les services. Il va falloir retrousser nos manches pour servir tout le monde au même titre.

Certains membres du secteur des services s’inquiètent de l’absence d’un de leurs représentants au sein du comité exécutif. Que leur répondez-vous?

«Il est tout simplement dommage qu’il n’y ait eu aucun autre candidat pour la vice-présidence. Seul Gary Kneip a postulé pour la présidence, mais personne d’autre ne s’est manifesté! Ceci dit, je vais voir comment adapter le règlement interne afin de coopter un quatrième membre du comité qui soit représentant de ce secteur. Cette représentativité est très importante à mes yeux.

Vous avez été élu au troisième tour de scrutin et avec une seule voix d’avance. Cela peut-il remettre en cause votre légitimité?

«Non, dans la mesure où, contrairement aux années précédentes, le mode d’élection a été changé. Le président, auparavant, était désigné par l’assemblée générale. Avec nos nouveaux statuts, c’est le conseil d’administration, nommé par l’AG, qui élit ensuite le président. La très grande majorité d’entre nous a déjà siégé au conseil d’administration de la CLC depuis de longues années, y compris moi-même, et tous avons occupé d’autres fonctions dans un certain nombre de fédérations. Je ne vois donc aucun obstacle à une collaboration intéressante avec tout le monde. Nous avons chacun le même but: l’intérêt de toutes nos entreprises et il n’y a aucun esprit d’antagonisme en quoi que ce soit...

Quelles seront vos premières actions concrètes?

«Pouvoir rencontrer assez vite les autres dirigeants patronaux de l’industrie et de l’artisanat et développer la meilleure collaboration possible entre nous. Même si parfois certains de nos intérêts sont divergents, il faut que cela reste des points de détail. Après quoi nous pourrons établir un programme détaillé, mais nous ne présenterons sans doute rien avant l’automne, car il est judicieux de ne pas trop bouger avant les prochaines élections sociales».