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Biométrie

Reconnaissance faciale: une révolution en marche



Pour fonctionner, la reconnaissance de visages exige tout d’abord une caméra. Plus la qualité d’image est bonne, plus la reconnaissance est fiable. (Photo: Fotolia / zapp2photo)

Pour fonctionner, la reconnaissance de visages exige tout d’abord une caméra. Plus la qualité d’image est bonne, plus la reconnaissance est fiable. (Photo: Fotolia / zapp2photo)

Protection des smartphones, ouverture de comptes bancaires via internet (sur Boursorama), sécurité dans les lieux publics, aéroports en tête, la reconnaissance faciale est en train de gagner du terrain. Peu intrusive, cette technologie biométrique semble ne présenter que des avantages.

Utilisée pour sécuriser des sites sensibles, la reconnaissance faciale a accédé à une notoriété inattendue avec la décision d’Apple d’abandonner le capteur d’empreintes sur son iPhone X au profit d’un système optique d’une grande sophistication, Face ID. D’autres services grand public faisaient déjà appel à cette technologie biométrique en toute discrétion, à l’image de FaceNet, l’algorithme intégré à Google Photos et capable d’identifier, de nommer, de classer et de localiser les individus présents sur les clichés des utilisateurs.

De multiples capteurs et une IA pour plus de fiabilité

Pour fonctionner, la reconnaissance de visages exige tout d’abord une caméra. Plus la qualité d’image est bonne, plus la reconnaissance est fiable. Intervient ensuite l’algorithme chargé de mesurer différents points caractéristiques du visage, comme la position de l’arête du nez, l’écartement entre les yeux, la distance du sommet du front à la pointe du menton, etc. Une fois ces variables identifiées, elles peuvent être comparées aux informations enregistrées dans des bases de données à des fins d’identification. L’ensemble de l’opération doit durer moins d’une seconde. Le recours à une simple caméra ne garantit pas une fiabilité suffisante pour des usages bancaires ou très sensibles.

Pour éviter que l’on puisse tromper le dispositif avec une photo ou un masque, les constructeurs y ajoutent des capteurs de mouvement et de relief. Ainsi, le système Face ID de l’iPhone X réalise une modélisation 3D complète du visage à partir d’un projecteur diffusant 30.000 points invisibles sur le visage de l’utilisateur et d’une caméra infrarouge dédiée à l’enregistrement de ces repères (un système d’éclairage infrarouge permet au dispositif de fonctionner dans l’obscurité).

Les données collectées sont ensuite traitées par la puce dédiée à l’intelligence artificielle du processeur A11 Bionic de l’iPhone. Un système ultra-miniaturisé suffisamment fiable pour recevoir l’homologation des organismes financiers pour la sécurisation des paiements en ligne.