ENTREPRISES & STRATÉGIES

Cleantech

Première livraison vers les États-Unis pour Apateq



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La jeune société luxembourgeoise enverra bientôt sa première station industrielle à Baltimore. Celle-ci voyagera jusque dans l'Ohio. (Photo: Apateq)

Ambassadrice des cleantech «made in Luxembourg», Apateq s’est spécialisée dans le traitement des eaux, principalement pour le secteur maritime ou l’industrie. En pleine expansion, la jeune société enverra bientôt sa première usine mobile dans l’Ohio aux États-Unis.

Créée en avril 2013 grâce à des capitaux majoritairement luxembourgeois, Apateq possède donc un fort ancrage au Grand-Duché, un lien qu’elle souhaite conserver à l’avenir. Si elle vise de nouveaux marchés, ses unités de production resteront développées et construites localement. Depuis ses débuts, elle est encouragée par le ministère de l’Économie, Luxinnovation et le List.

«Je suis impressionné par le développement de la société dans le domaine du cleantech, qui constitue un des axes majeurs de la politique de diversification économique du gouvernement. Cette jeune entreprise a réussi à développer une technologie qui peut révolutionner le traitement de l’eau dans des domaines porteurs, tel que l’industrie du pétrole», s’est enthousiasmé Xavier Bettel, lors d’une visite au siège du Findel le 27 août dernier.

Aventure américaine

Début 2015, afin d’accélérer son développement, la jeune société réalisait une belle opération financière en levant près de 5,8 millions d’euros auprès d’investisseurs luxembourgeois. S’ils n’étaient qu’à quelques-uns lors du lancement, l’équipe a rapidement grandi. Actuellement composée de 14 collaborateurs, elle est encore amenée à s’étoffer dans les mois à venir pour répondre à une demande croissante. En 2016, l’effectif devrait atteindre 30 personnes et en 2017 une bonne centaine.

Aujourd’hui active sur les marchés américain, canadien et européen, elle a développé, en deux ans, toute une palette de technologies innovantes et disruptives pour le nettoyage des eaux, le traitement du gaz et du pétrole. Plusieurs d’entre elles ont déjà pu récolter des brevets.

Autre tournant dans l’histoire de la société, sa première installation industrielle destinée au marché pétrolier est sur le point de franchir l’Atlantique. Trois conteneurs prendront ainsi la mer pour Baltimore la semaine prochaine, afin d’ensuite atteindre l’Ohio. Bogdan Serban, CEO, souligne toutes les promesses de ce marché: «L’industrie pétrolière accuse actuellement des prix de marché très bas; notre solution lui permet d’abaisser les coûts de production et d’améliorer sensiblement la compétitivité. Nos technologies permettent à nos clients de traiter les eaux chargées d’hydrocarbures sans avoir recours à des additifs chimiques, et d’obtenir à la fois une eau réutilisable et du pétrole pouvant être traité en raffinerie. Autre avantage, la neutralité du Luxembourg constitue un atout majeur dans ce secteur».

Aux USA, rien que sur le segment pétrolier, le potentiel total pourrait être de 22 milliards de barils à traiter. La prochaine étape, pour doper la présence américaine, sera de monter une filiale d’ici l’année prochaine, sans doute à Houston, cœur de l’industrie pétrolière.