ENTREPRISES & STRATÉGIES — Artisanat

Parlons commerce

Parlons commerce



Paperjam

C'est le titre du livre publié par Norbert Friob aux Editions Guy Binsfeld...

Norbert Friob, créateur et chef d'entreprise self-made-man, est ? entre autres ?  vice-président de la Chambre de Commerce, ancien président de la Confédération de commerce et membre du "Enterprise Policy Group" auprès de la Commission européenne. Fort de ces divers titres qui sont autant de manifestations formelles des connaissances qu'il a pu glaner tout au long de sa carrière professionnelle, Norbert Friob a décidé de partager son expérience dans Parlons commerce!, sous-titré Analyses et perspectives pour le marché luxembourgeois et la Grande Région. 

L'ouvrage se veut un "outil indispensable pour mieux cerner les évolutions d'un secteur économique vital'. Au programme, donc: tendances de consommation, nouveaux défis aux commerçants, nouvelles techniques de distribution, mondialisation, Grande Région, e-business, artisanat, commerce en ville, avenir du commerce indépendant. On comprend mieux pourquoi le pavé s'étale sur près de 400 pages.

Il ne serait bien sûr pas pertinent de tenter de résumer ce livre, mais nous pouvons à tout le moins faire un coup de projecteur sur quelques données clés ? certaines étant des "classiques", d'autres plus surprenantes ?, histoire de vous inciter à le découvrir en détail.

Au c'ur du chapitre "Le commerce de l'origine à nos jours", on notera par exemple que, selon les chiffres du Statec, "les trois distributeurs les plus importants, à savoir les groupes Cactus, Match et Auchan, couvrent de l'ordre des trois quarts du marché alimentaire". Toujours "amusant", le fameux "Indice Big Mac", qui mesure le temps qu'il faut travailler pour pouvoir s'offrir ledit hamburger. Reprenant les données de Vacature, Norbert Friob nous informe que le Luxembourg décroche la médaille de bronze, avec 15 minutes (contre 12 pour les USA et 9 pour le Japon), alors que l'Allemagne est sixième, avec 17 minutes, la France septième (19 minutes) et la Belgique bonne neuvième, avec 21 minutes. 

Un peu plus loin, un listing des nouveaux consommateurs européens distingue les 3 types de base, épinglant au passage les très originales dénominations que les sociologues ne manquent jamais de trouver: les "chasseurs classiques de bonnes affaires" sont au nombre de 35%, les "acheteurs en quête de qualité" sont 36%, et les "smart shoppers" 29%. Le français Gérard Mermet classe, quant à lui, les consommateurs en trois groupes, les Mutants, les Mutins et les Moutons.

On remarque donc que le propos de Norbert Friob ne s'arrête pas aux frontières luxembourgeoises, mais adopte une vision ouverte, par exemple avec les 10 commandements de l'"emotional branding", aux pages 64 et 65, ou, dans le chapitre "Le commerce et la distribution', l'éclairage sur la politique du soft-discounter belge Colruyt, qui révèle quelques-uns des secrets de son principe du moindre coût, qui ont permis de faire de lui la marque de distribution la moins chère en Belgique.

Si vous avez envie d'en connaître plus sur des sujets tels que "Le commerce et les producteurs", "L'avenir du commerce indépendant", "Le commerce et la ville", "L'artisanat marchand', "Le commerce et la sécurité", "Le commerce dans la Grande Région', "Le commerce électronique", "La stratégie et la politique dans le commerce et la distribution', "Les TIC et la logistique" ou, encore, la question cruciale: "Quel Luxembourg pour quel commerce'", Parlons commerce! devrait rapidement devenir votre livre de chevet.

A noter enfin, un chapitre de conclusions, une annexe sur les champions de la distribu-tion (spécialistes comme généralistes, étrangers comme nationaux, chiffres à la clé) ainsi qu'une bibliographie complète.