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TECHNOLOGIES

Quoi de neuf chez les start-up?

«Nous préparons la rentrée»



Que deviennent les start-up qui ont fait l’actualité en ce début d’année? Paperjam est allé prendre des nouvelles de 10 start-up luxembourgeoises en pleine croissance. La série continue avec Kussbus, qui a lancé son service de bus partagés en avril. Son CEO, Jean-Luc Rippinger, a répondu à nos questions.

Monsieur Rippinger, qu’avez-vous fait ces six derniers mois?

«Après une courte et intense phase de développement du concept et de la technologie, nous avons lancé le tronçon Arlon–Kirchberg le 25 avril. Le succès que nous avons avec cette ligne a convaincu nos partenaires d’en ouvrir une autre entre la région thionvilloise et le Kirchberg dès la rentrée. La signature d’un accord bilatéral le 7 juin entre la France et le Luxembourg a finalement ouvert la voie au développement du marché français.

En plus, nous avons signé un contrat avec un des plus grands opérateurs de transport public en Europe, dont nous ne pouvons pas encore dévoiler le nom. À partir du 1er août, il va utiliser notre logiciel dans un projet de bus à la demande à l’étranger.

Pourquoi ce début d’année a-t-il été important?

«Notre taux de rétention démontre que les clients adorent le concept. Mieux, la moitié de nos utilisateurs troquent la voiture contre un trajet en Kussbus. Cela veut dire que les gens sont prêts à faire le chemin domicile-travail en bus, à condition que le transport (public) soit mieux organisé avec des trajets adaptés aux utilisateurs.

Cela nous permet de démontrer qu’un réseau Kussbus est une des solutions-clés aux problèmes des transports au Grand-Duché, notamment parce qu’il peut être déployé immédiatement, sans avoir besoin d’adapter l’infrastructure routière, ce qui coûte cher et met du temps.

Ce projet a énormément d’importance pour notre positionnement à l’international.

Jean-Luc Rippinger, CEO de Kussbus

Le marché français a un grand potentiel, vu les milliers de frontaliers qui traversent chaque jour la frontière, du fait d’un manque d’alternatives réelles à la voiture.

D’un point de vue stratégique, le projet que nous avons avec l’opérateur de transport public étranger a énormément d’importance pour notre positionnement à l’international, surtout en vue d’une prochaine levée de fonds. Malheureusement, je ne peux pas aller dans les détails pour le moment.

Et qu’allez-vous faire durant les six prochains mois?

«Nous allons lancer le tronçon Thionville–Kirchberg. Nous préparons une nouvelle levée de fonds, afin de soutenir notre croissance au Luxembourg, ainsi qu’à l’étranger, et nous cherchons à recruter.»

Fiche d’identité

  • Date de création – Août 2016
  • Localisation – Lux Future Lab, Luxembourg
  • Capital social – 34.961,52 euros
  • Levées de fonds – 1 million d’euros
  • Fondateurs – Jean-Luc Rippinger, Nicolas Back