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«On ne va plus élargir les autoroutes»



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Carlo Back croit beaucoup au covoiturage et aux bandes de circulation réservées aux bus. (Photo: Chambre des députés / Facebook)

La commission de la mobilité et des travaux publics se réunit ce jeudi matin pour un «débat d’orientation sur le financement des grands projets d’infrastructure réalisés par l’État». Ils seront nombreux au cours des années à venir.

Les chantiers publics sont toujours aussi nombreux au Luxembourg. Et cela ne devrait pas changer au cours des prochaines années. Ce que confirme Carlo Back (Déi Gréng), président de la commission mobilité et travaux publics de la Chambre des députés.

Celle-ci se réunira ce jeudi matin pour débattre de l’orientation sur le financement des grands projets à venir.

Le ministre de la Mobilité et des Travaux publics, François Bausch (Déi Gréng), a évoqué les chantiers à venir lors de la Fête des entrepreneurs. Ils seront nombreux...

Carlo Back. – «Il y a en effet du pain sur la planche. Nous avons examiné ensemble les projets des cinq années à venir voici quelques semaines. La mobilité occupe évidemment une place centrale. Il faut l’améliorer, chacun en est conscient. Raison pour laquelle l’achèvement des quais 5 et 6 de la gare de Luxembourg est une priorité. Mais il y a aussi le tram et la liaison entre le Findel et la Cloche d’Or.

Et en ce qui concerne la voiture... Certains évoquent l’élargissement de certaines autoroutes comme solution?

«On va en effet élargir la A3, car cela a été voté. Mais pour le reste, non, on ne va pas élargir d’autres autoroutes. La mobilité ne doit pas générer de nouveaux problèmes. Créer de nouvelles routes, c’est créer du trafic, et donc de nouveaux problèmes. Sur la A3, la nouvelle bande servira aux bus et au covoiturage.

Ce que je souhaite, c’est optimiser l’efficacité des infrastructures existantes.

Carlo Back, président de la commission mobilité et travaux publics

Croyez-vous réellement en ces couloirs prioritaires pour certains types de transports?

«À titre personnel, oui. Les gens vont en profiter, c’est évident. Même si le covoiturage implique, selon moi, un véritable changement culturel et le fait de ne pas vouloir éviter le contact social en roulant seul à bord. Pour les jeunes, c’est assez évident. J’ai des enfants, et je constate que cela ne leur pose pas de problème.

Créer de nouvelles routes, c’est créer des problèmes, dites-vous. On va donc totalement arrêter d’en faire?

«Ce que je souhaite, c’est optimiser l’efficacité de ce qui existe. Et cela passera aussi par des aménagements. Par exemple, à Echternach, où on va créer une voie de délestage pour le contournement. Il y aura aussi un ‘bus express’, une autre formule en laquelle je crois beaucoup.

La mobilité, c’est un thème qui vous plaît?

«C’est un sujet ‘vert’, donc cela me plaît, oui. Améliorer la mobilité dans notre pays, c’est un beau challenge. Qui est en lien direct aussi avec la décarbonisation. Si on développe le transport public, on va rendre notre consommation d’énergie plus efficace. Et même si certains en doutent, l’électromobilité ne va cesser de prendre de l’importance.

La touche «verte» sera aussi une réalité dans les travaux d’infrastructure?

«Toutes les nouvelles constructions devront être écoresponsables, c’est là que cela se verra.

Vos priorités comme président de la commission?

«Il faut d’abord accompagner les projets, et notamment effectuer un suivi budgétaire. Or, c’est cela qui a manqué par le passé. Il faut, ensuite, expliquer les choses. Par exemple, derrière la mobilité, il y a une politique au niveau des emprises de terrain... Ce n’est pas assez dit. Enfin, on va instaurer une cellule de compétences au niveau des infrastructures publiques, notamment afin de favoriser l’économie circulaire.»