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Les fonds d’impact de plus en plus recherchés



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De plus en plus d’investisseurs souhaitent placer leur argent dans des sociétés qui œuvrent pour une planète en meilleure santé. (Photo: Licence C.C.)

L’investissement d’impact prend de plus en plus de place dans les portefeuilles des investisseurs. Au cours d’une conférence, la LPEA a fait le point sur le sujet.

Comment faire en sorte que les investissements provoquent un effet positif sur l’environnement et la société dans son ensemble? Ce mercredi, la Luxembourg Private Equity and Venture Capital Association (LPEA) a organisé une conférence sur l’investissement d’impact.

De quoi s’agit-il exactement? Invitée au débat, Hedda Pahlson-Moller, «business angel» et fondatrice du catalyseur d’impact social Tiime basé à Luxembourg, a précisé que «l’investissement d’impact vise à maximiser l’impact positif des investissements sur la société» – contrairement à l’investissement socialement responsable, qui vise avant tout à minimiser l’impact négatif.

Une recherche du profit identique

L’investissement d’impact est tourné à la fois vers les personnes, la planète et les profits, ont précisé les différents orateurs. Ce qui veut donc bien dire que le retour sur investissement est tout autant pris en compte que dans un autre fonds. Les fonds consacrés à l’impact ont les mêmes objectifs de rentabilité que les fonds traditionnels, entre 15 et 30% selon la plage d’investissement.

Pour les différents invités, un nombre croissant d’investisseurs – de l’institutionnel au privé – miseront de plus en plus sur les fonds d’impact. Parce que, expliquent-ils, les investisseurs sont avant tout des individus et se sentent donc, eux aussi, concernés par la préservation du monde de demain.

L’effet boule de neige

Et si les investisseurs se montrent intéressés par la finance d’impact, l’effet devrait se faire sentir sur les activités traditionnelles, qui devraient également tenir compte des soucis des populations concernant des produits plus respectueux de la nature et de l’Homme.

Clément Chenost, responsable de The Moringa Partnership, qui promeut les investissements dans l’agroforesterie durable, confirme qu’il reçoit de plus en plus de demandes d’investisseurs qui veulent s’orienter vers des activités durables.