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Travail parlementaire

Les absences motivées d’Anne Brasseur



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Les fonctions d'Anne Brasseur nécessitent pour elle de nombreux déplacements, comme ici devant le parlement autrichien, à Vienne, l'an dernier. (Photo: Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe)

En tête des députés les moins souvent présents à la Chambre, Anne Brasseur (DP) rappelle qu’elle consacre beaucoup de temps et d’énergie à sa fonction de présidente de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg.

La publication ce mercredi par nos confrères du Wort du classement – à l’issue de l’année parlementaire 2014/2015 – des députés les plus et les moins présents à la Chambre a fait l’objet, hier, de divers commentaires sur les réseaux sociaux.

Il y a notamment été question du podium des députés supposés les moins assidus en session plénière, podium dominé par la libérale Anne Brasseur, taxée par d’aucuns de «championne de l’absentéisme».

Présente (et absente) une fois sur deux

D’un point de vue strictement arithmétique, sur les 48 sessions qui ont eu lieu au Parlement l’année écoulée, Anne Brasseur a été 24 fois présente et 24 fois absente.

Ces absences, selon le site de la Chambre des députés, ont toutes été motivées, dont à 21 reprises lorsqu'Anne Brasseur était «en mission à l’étranger» – à savoir à Strasbourg ou ailleurs – dans le cadre de ses fonctions de présidente de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

«Pas plus étonnée que ça»

La principale intéressée a confié hier à Paperjam.lu qu’elle n’était pas «plus étonnée que ça» de la publication de cette comptabilité, avouant toutefois être un peu gênée aux entournures par le fait que ses activités strasbourgeoises aient été qualifiées d’«accessoires».

«Mon travail à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe consiste en des débats, des conférences, des voyages et des visites en plus de présider le bureau, la commission permanente et les sessions plénières de cette assemblée de 318 parlementaires issus de 47 pays différents et représentant au total 820 millions de citoyens européens», déclare Anne Brasseur.

C’est une fonction honorifique qui n’est pas rémunérée.

Anne Brasseur

L'ancienne ministre ajoute que ce travail «doit être considéré comme un honneur pour le Parlement luxembourgeois» dont elle rappelle avoir reçu l’accord de tous les groupes politiques représentés au Krautmaart, avant d’accepter cette fonction qui lui a été confiée en janvier 2014.

«C’est une fonction honorifique qui n’est pas rémunérée», assure-t-elle encore, «bien qu’il s’agisse d’un véritable travail nécessitant beaucoup de temps et d’énergie».

Et de rappeler enfin que pour être parlementaire au Conseil de l’Europe, il faut d’abord l’être dans son propre pays. «Ce n’est pas l’un ou l’autre, mais l’un et l’autre.»