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Oekofoire

L’écologie pratique à Luxexpo



Jean-Louis Zeien (Fairtrade): «Les acheteurs se tournent aussi vers nos produits pour de raisons de qualité »  (Photo : Julien Becker / archives)

Jean-Louis Zeien (Fairtrade): «Les acheteurs se tournent aussi vers nos produits pour de raisons de qualité » (Photo : Julien Becker / archives)

La 25ème « Oeko-Foire » ouvre ses portes ce vendredi, sur fond de consommation durable. Face à de nombreux labels bios et locaux, le commerce équitable joue la carte de la stabilité.

Se nourrir « bio », une utopie ? Pour répondre à la question et mieux cerner les habitudes des consommateurs luxembourgeois, le Mouvement Ecologique, organisateur de l’Oeko-Foire, qui ouvre ses portes ce vendredi, a commandé une étude auprès de TNS-ILRES.

Menée auprès d’un échantillon de 1000 personnes, l’enquête révèle, entre autres, que la question de l’environnement – couvrant également la protection climatique et le développement durable – semble occuper une place de plus en plus importante pour les Luxembourgeois lors de leurs achats.

52% des personnes interrogées déclarent (plutôt d’accords avec la question) avoir changé leur comportement de consommation au cours des dernières années et veiller à choisir des produits bons pour la santé. A l’inverse, 9% des répondants (tout à fait d’accords avec la question) estiment que l’individu ne peut avoir qu’un faible impact sur la sauvegarde la planète au travers de sa consommation.

Des produits équitables qui s’affichent en valeurs sures

Parmi les points à améliorer, la multiplication des labels semblerait freiner les consommateurs dans leur élan « vert ». Un constat qui devrait être contrebalancé par une étude qui sera présentée la semaine prochaine par Fairtrade Lëtzebuerg, en charge de la promotion du commerce équitable au Luxembourg. L’asbl sera présente à l’Oeko-Foire. « Les premières tendances de l’étude nous montrent que le label « Fairtrade » est bien connu de la population en raison de son caractère unique pour le commerce équitable, face à beaucoup de labels bios», déclare Jean-Louis Zeien, président de Fairtrade Lëtzebuerg.

Selon l’association, le commerce équitable serait de mieux en mieux intégré au Luxembourg et  accepté des grandes surfaces qui étoffent leurs étals de produits équitables. « Nous constatons que les acheteurs se tournent aussi vers nos produits pour des raisons de qualité », ajoute M. Zeien, tout en combattant une idée reçue sur le prix de ses produits. « Il se dit souvent que les produits équitables sont beaucoup plus chers que les produits issus des circuits classiques mais notre pratique nous montre que dans beaucoup de cas les écarts sont minces. Un des exemples actuels est une offre faite actuellement dans un grand magasin du pays pour une banane équitable, offerte au même prix que les marques classiques.»

Une offre locale à préciser

Aux côtés du label « fairtrade » synonyme de produits en provenance des pays « du sud », de nombreux autres appellations coexistent pour les fabrications luxembourgeoises. Certaines s’inspirant des principes du commerce équitable. Une offre variée mais qui semblerait déstabiliser les consommateurs. L’étude commandée pour l’Oeko-Foire révèle en effet une attente importante des citoyens (46% des répondants plutôt d’accords) envers l’Etat qui devrait simplifier les différents labels existant pour la promotion de produits locaux.

Alors que le panier des luxembourgeois semble devenir de plus en plus « vert » et équitable, reste à rendre l’offre plus lisible et donc plus accessible. L’Oeko-Foire veut aider la population en ce sens en proposant des rencontres directs avec les organismes en charge de cette problématique.