PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Fonds

Conseil de stabilité financière

Le shadow banking de la Place sous les projecteurs



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Selon le CSF, la Place représentait, en 2016, 7,2% des activités de financement parallèle au niveau mondial. (Photo: Anthony Dehez / archives)

Pour la première fois, l’activité dite de financement parallèle présente au Grand-Duché – tout comme celle de la Chine –, a été prise en compte dans le «Global Shadow Banking Monitoring Report 2017» publié lundi par le Conseil de stabilité financière. Elle représenterait 7,2% de l’activité mondiale.

En 2016, les activités mondiales liées au shadow banking – également appelées financement parallèle – ont fortement progressé pour atteindre 45.200 milliards de dollars (36.700 milliards d’euros), selon le «Global Shadow Banking Monitoring Report 2017» publié lundi par le Conseil de stabilité financière (CSF). Une somme équivalente à 13% du total des actifs du système financier traditionnel recensés. En un an, ces créneaux de financement opérant en dehors des rouages bancaires classiques ont progressé de 8%.

Pour expliquer ce phénomène, l’organisation internationale qui regroupe les pays du G20 met en avant non seulement une hausse des émissions obligataires ou le développement des fonds monétaires et immobiliers, mais aussi la prise en compte, pour la première fois, de deux nouveaux acteurs, la Chine et le Luxembourg. À lui seul, l’Empire du Milieu représente 7.000 milliards de dollars (5.690 milliards d’euros), le Grand-Duché pesait quant à lui 3.200 milliards de dollars (2.600 milliards d’euros), selon les données du CSF. Soit 7,2% de l’activité de shadow banking au niveau mondial.

Activité de plus en plus régulée

Pointé du doigt lors de la crise financière de 2008, le financement parallèle voit son image s’améliorer, puisqu’il offre «une alternative utile au financement bancaire et contribue à soutenir l’activité économique», selon le rapport du CSF. Raison pour laquelle notamment l’Union européenne entend développer cet aspect de la finance dans le cadre de son projet d’union des marchés de capitaux afin de réduire la dépendance des entreprises au financement bancaire en Europe.

En plus des organismes de placements collectifs – comme les fonds d’investissement, les fonds alternatifs ou les fonds monétaires –, la mesure concernerait également les opérations de pension livrée ainsi que celles de prêt/emprunt de titres et la titrisation.