COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

DANS LE LAND

Le plus jeune président de l’Uni



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Dans ce numéro, le Land revient notamment sur la campagne d'amendement de la Confédération des fonctionnaires publics. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, focus sur Stéphane Pallage, le plus jeune recteur de l’Université de Luxembourg.

Quatre hommes d’âge (très) mûr auront présidé à la destinée de la toujours jeune Université du Luxembourg depuis sa création en 2003: François Tavenas en 2003/4 (décédé inopinément), Rolf Tarrach de 2004 à 2014 (il a pris sa retraite après deux mandats), puis Rainer Klump de 2015 à 2017 (il a démission à la suite de problèmes administratifs et financiers de l’institution) et, depuis le 1er janvier, Stéphane Pallage. Qui est, de loin, le plus jeune – il a 49 ans –, mais partage avec l’un ou l’autre de ses prédécesseurs des points communs. Comme Tavenas, il vient d’un parcours universitaire au Québec, tout en étant Européen d’origine (Tavenas était Français, Pallage est Belge). Comme Klump, il a une formation d’économiste (licence en administration des affaires à Liège, doctorat en économie à Carnegie Mellon à Pittsburgh, USA) et un cursus de gestionnaire dans une grande université internationalement reconnue (Klump venait de la Goethe-Universität de Francfort où il fut vice-recteur, Pallage de l’École des sciences de gestion de l’Uqam à Montréal, dont il était le doyen depuis 2013). Et avec Rolf Tarrach, le physicien, il a en commun un caractère avenant, un penchant pour l’entrisme et ce grand sourire affiché en public qui pourrait cacher la même poigne que l’avait Tarrach, qui régna en Roi-Soleil sur l’Uni.lu. Stéphane Pallage, le nouveau recteur de l’Université du Luxembourg, aime à se définir autant en humaniste qu’en économiste. Il arrive à un point crucial pour le développement de la jeune institution. Portrait dans le Land de cette semaine.

Cover du Land semaine 3

Pacta non sunt servanda

Depuis deux mois, la Confédération générale des fonctionnaires publics mène une campagne pour faire amender le statut des fonctionnaires reformé il y a deux ans seulement, après bien des mélodrames. Elle veut en finir avec la réduction des salaires d’entrée, réduits à 80 ou 90 pour cent pour les rapprocher du niveau salarial des entreprises privées, avec les procédures d’évaluation des fonctionnaires et employés publics et avec les nouvelles carrières. Mais jusqu’à présent, la campagne souffre de deux inconvénients : la CGFP avait bien signé le pacte qui prévoyait les réformes critiquées aujourd’hui et elle se voit forcée de lancer déjà un deuxième ultimatum au gouvernement. Car bien que le poids électoral de la CGFP ne soit pas négligeable, le nouveau statut des fonctionnaires avait été négocié par des ministres CSV et voté sous une coalition DP/LSAP/Verts – une majorité qualifiée suffisante pour une révision de la Constitution. Le syndicat peut néanmoins espérer que l’un ou l’autre parti politique perdra les nerfs à l’approche de la date des législatives.

«Knaatsch»

En octobre, lors de son 66e congrès, le FNCTTFEL-Landesverband avait décapité sa direction. À l’occasion, Nico Wennmacher, l’ancien et le nouvel homme fort du syndicat, s’était fait délivrer un mandat vaste et flou par les délégués : la renégociation du contrat de coopération signé avec l’OGBL en 2011. La résolution se terminait sur une étonnante tournure : «Si cette collaboration débouchait sur une possible fusion, il faudra veiller à ce que l’identité du Landesversband et de ses secteurs soit préservée.» Or, un petit syndical sectoriel ne «fusionne» pas avec un appareil bureaucratique et hiérarchisé pesant 68.000 membres et une centaine de permanents ; il s’y dissout. Surtout s’il négocie à partir d’une position de faiblesse, comme c’est le cas du Landesverband.