POLITIQUE & INSTITUTIONS

Paysage académique

La LSB démarre un campus à Gasperich



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Situé au 1er étage du numéro 19 de la rue Eugène Ruppert à Gasperich, le campus de la LSB offrira à sa nouvelle promotion salle de cours, bibliothèque et espace de coworking flambant neufs. (Photo: LSB)

Après une première saison académique qui se terminera dans trois semaines, la Luxembourg School of Business vient de s’installer à la Cloche d’Or. Avec une clôture des inscriptions pour la prochaine promotion ce dimanche 10 juillet, son équipe prépare déjà activement la rentrée d’octobre.

Forte d’une première année de cours donnés aux quatre coins de la ville, la LSB vient de s’offrir des bureaux situés à quelques encablures du ban de Gasperich. Parmi ses voisins figurent clients et futurs étudiants potentiels.

«C’est un quartier en pleine expansion, nous ne l’avons certainement pas choisi par hasard. De plus en plus d’entreprises viennent s’y installer», indique Marin Njavro, managing director et cofondateur de la business school. Sur 350m2, le premier campus se divisera en une grande salle de cours, une bibliothèque, une salle de coworking, un bureau pour les professeurs et un espace de travail pour l’équipe administrative.

Start-up académique

En un an à peine, la petite équipe de la LSB (quatre personnes) a réussi le pari de monter un programme académique «from scratch». Un MBA donné le week-end côtoie des modules exécutifs de courte durée se déroulant durant la semaine. Une vingtaine de professeurs a accepté de contribuer à donner vie au projet conçu comme une start-up.

L’inspiration ou la passion sont des choses qu’on peut transmettre. 

Arturo Cardelus, professeur de leadership

Pour certains, comme Arturo Cardelus, ancien CEO alternative channels pour Ferrero, lui-même diplômé d’Harvard et professeur de leadership, c’est l’occasion de transmettre son expérience. «J’ai travaillé durant 40 ans comme managing director. J’apprécie aujourd’hui de partager mon vécu et mon expérience professionnelle aux jeunes générations. Je le vois comme un devoir. L’inspiration, la motivation ou la passion sont des choses qu’on peut transmettre», explique-t-il. «On estime que 50% de l’apprentissage se fait par l’étude ou la lecture, le reste se fait au contact du professeur et de ses pairs.» 

La formation, c’est bien plus que le contenu des cours.

Aleksandar Pekec, responsable du cours de data analysis et decision making

Pour d’autres enseignants, c’est la possibilité de faire partie d’une nouvelle aventure académique qui a séduit. «La première année, il fallait comprendre les attentes de l’audience. J’ai construit et ajusté mon cours au format du programme. J’ai choisi de rejoindre le projet car j’aimais l’idée de contribuer à un programme jeune et en construction», explique Aleksandar Pekec, professeur à la Fuqua School of Business attachée à l’université Duke et responsable du cours de data analysis et decision making à la LSB. «La formation, c’est bien plus que le contenu des cours. C’est aussi le réseau et l’effet 'alumni'. Le succès de la LSB à long terme ne sera pas lié à la qualité des professeurs, mais à l’intérêt de la communauté.»

Lors de la rentrée 2015-2016, 20 workshops et formations courtes ont été organisés pour 70 entreprises et 350 participants en provenance de toute la Grande Région. La seconde génération d’élèves du MBA est en cours de candidature. Ils devraient être 20 au prochain semestre, qui débutera au début du mois d’octobre. «D’ici cinq ans, nous pourrions être 80, prévoit Marin Njavro. Nous ne visons pas forcément la quantité d’étudiants, mais la qualité de leurs profils et la complémentarité de leurs parcours. Mon ambition est que les étudiants quittent le programme en ayant l’impression d’avoir bénéficié d’une qualité d’enseignement comparable aux meilleures universités mondiales.»